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Des jeunes font le salut à trois doigts lors d'une manifestation pour la démission du Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-O-Cha à Bangkok le 19 août 2021.
Épisode 1 :

De Pékin à Melbourne : la nouvelle génération face au "rêve chinois"

58 min
À retrouver dans l'émission

Limiter le temps de jeu vidéo, interdire la représentation de stars jugées trop efféminées ou encore introduire la “pensée de Xi Jinping” dans les manuels scolaires : non sans résistance, un étau idéologique se resserre autour de la jeunesse chinoise.

Des passagères posent avec un drapeau du Parti communiste chinois à l'occasion de son centième anniversaire à la gare de Nantong en Chine le 1er juillet 2021.
Des passagères posent avec un drapeau du Parti communiste chinois à l'occasion de son centième anniversaire à la gare de Nantong en Chine le 1er juillet 2021. Crédits : STR / AFP - AFP

Depuis quelques mois, les critiques se multiplient en Chine, où les jeux vidéo provoquent des troubles et de grandes addictions chez certains jeunes. Le gouvernement a donc décidé d’en réguler la pratique en limitant le temps de jeu à trois heures hebdomadaires pour les mineurs, uniquement condensées sur les vendredis, les samedis et les dimanches.

Mais les jeux vidéo ne sont pas les seules distractions de la jeune génération à être ciblées par le Parti communiste chinois. Les stars de la télévision et des réseaux sociaux qui sont jugées « trop efféminées » sont également interdites d’antenne, et la “pensée de Xi Jinping” vient d’être introduite dans les manuels scolaires dès le primaire. Quant aux lycéens, ils n’ont désormais plus la possibilité d’avoir recours à du soutien scolaire privé, au motif que celui-ci produirait trop d’inégalités. 

Comment comprendre cette série de décisions envers la jeunesse ? Les jeunes inquiètent-ils les autorités chinoises ? Si oui, pourquoi ? Xi Jinping considère-t-il cette jeunesse et ses aspirations comme une menace pour son fameux « rêve chinois » ? Ou pis, pour la pérennité du régime ?

Florian Delorme s'entretient avec Jean-Pierre Cabestan, directeur de recherche au CNRS, et professeur de sciences politiques à l’Université baptiste de Hong Kong et Emilie Frenkiel, maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Est Créteil, chercheuse et directrice adjointe au (LIPHA) et co-rédactrice en chef de La Vie des Idées

Beaucoup de parents s’inquiètent de cette course effrénée pour passer les concours, mais aussi d’une jeunesse sacrifiée composée d’adolescents extrêmement anxieux qui ne savent rien faire (…), qui ne sont pas intégrés dans la société chinoise et qui négligent les relations familiales. Emilie Frenkiel

Une nouvelle culture se développe : une « culture cool » où les jeunes se désintéressent de cette course pour les diplômes et l’entrée à l’université. Ils profitent du fait que la société est plus riche, qu’ils peuvent trouver un travail relativement rémunéré sans pour autant avoir à se battre pour avoir un appartement ou fonder une famille. Jean-Pierre Cabestan

Seconde partie : le focus du jour 

Les étudiants chinois dans les universités occidentales 

Des étudiantes chinoises goûtent et étudient le vin à la School of Wine de la Dijon Business School le 16 mars 2017.
Des étudiantes chinoises goûtent et étudient le vin à la School of Wine de la Dijon Business School le 16 mars 2017. Crédits : PHILIPPE DESMAZES - AFP

Mardi 5 octobre, un rapport sénatorial faisait état d’ingérence au sein des universités françaises, s’inquiétant, en premier lieu, d'une influence de plus en plus grande de l’Etat chinois sur les institutions. Plus largement, le grand nombre d’étudiants chinois dans les universités occidentales, américaines, australiennes, britanniques pour les plus prisées, pose question, d’autant que les liens qui unissent certains au PCC sont de plus en plus évidents. Quel regard portent ces étudiants sur leur pays, une fois en Occident ? 

Des étudiants ont l’ambition de s’intégrer dans des laboratoires de niche, dans des secteurs qui sont très chers à la Chine (semi-conducteurs, recherche scientifique et médicale …). Beaucoup s’intéressent aussi à la filière du journalisme, car la Chine n’a pas encore compris comment répondre à la littérature antichinoise qui prolifère hors du pays. Claudia Astarita

Avec Claudia Astarita, ATER à Sciences-Po Lyon. 

Références sonores

  • Témoignages de jeunes Pékinois et de parents à propos de la limitation à trois heures de jeu vidéo par semaine promulguée le 30 août dernier par le gouvernement chinois (France 24, 31 août 2021 Euronews, 02 septembre 2021)
  • Témoignage de Qu Tianru, musicienne freelance et adepte du mouvement Tang-ping (New China TV, 06 juin 2021)
  • Vidéo ASMR de Feng Xiaoyi qui conseille à ses 600 000 « followers » de manger des pêches et dont le compte Tik Tok a été suspendu par le pouvoir chinois (24 heures, 23 août 2021)

Références musicales 

  • « James' second haircut » de Manitoba (Label : Leaf)
  • « I Love China » du rappeur King Joshua et de la rappeuse chinoise Mila
Chroniques
11H53
6 min
La Revue de presse internationale
Rediffusion
L'hospitalisation du président Zeman plonge la République tchèque dans le flou post-électoral
Intervenants
  • Directeur de recherche au CNRS, professeur de sciences politiques à l’Université baptiste de Hong Kong.
  • Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Est Créteil. Chercheuse et directrice adjointe au (LIPHA). Co-rédactrice en chef de La Vie des Idées.
  • Attachée temporaire d'enseignement et de recherche à Sciences-Po Lyon
L'équipe
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