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Magaret Thatcher, Premier ministre britannique entre 1979 et 1990, a implanté l’euroscepticisme avec le discours de Bruges en 1988
Épisode 4 :

De l’allocution de Margaret Thatcher au Collège de l’Europe (1988) au Brexit

58 min
À retrouver dans l'émission

Trente ans après le discours de Bruges, alors que le Royaume-Uni négocie son retrait de l’Union européenne, l'allocution de Margaret Thatcher prend une résonance étrange. Constitue-t-il l’acte de naissance de l’euroscepticisme britannique que l’on a vu éclater au référendum de 2016 ?

Magaret Thatcher, Premier ministre britannique entre 1979 et 1990, a implanté l’euroscepticisme avec le discours de Bruges en 1988
Magaret Thatcher, Premier ministre britannique entre 1979 et 1990, a implanté l’euroscepticisme avec le discours de Bruges en 1988 Crédits : Hulton Deutsch - Getty

Cela fait déjà plus de 15 ans que chaque année, le collège de Bruges invite à sa tribune les responsables politiques du continent. L’année précédente, c’était François Mitterrand qui s’exprimait devant les étudiants, évoquant avec émotion les valeurs et les espoirs de l’Europe. L’année suivante, Jacques Delors viendra exercer comme un droit de réponse aux paroles de la première ministre britannique, promouvant une Europe sociale et généreuse.

Mais cette année là, en 1988, Margaret Thatcher que l’on savait déjà peu favorable aux communautés européennes vient enfoncer le clou : « Famille de nations », l’Europe n’a que faire d’un « super-état exerçant une nouvelle domination depuis Bruxelles. ».

Alors que le Royaume-Uni est entré tardivement dans la communauté européenne et alors que la construction communautaire progresse à grands pas, de l’Acte Unique de 1986 vers les accords de Maastricht. Margaret Thatcher coupe court en ce mois de septembre 1988 au rêve européen.

Elle le martèle clairement « Nous n’avons pas fait reculer les frontières de l’Etat en Grande-Bretagne pour les voir revenir en force au niveau européen ».

Gare à la centralisation, gare au corporatisme, gare au fédéralisme, l’Europe n’est qu’un outil  pour favoriser la libre entreprise et le libre commerce.

30 ans plus tard, alors que le Royaume-Uni négocie son retrait de l’Union européenne, le discours de Margaret Thatcher prend une résonance nouvelle.

Constitue-t-il l’acte de naissance de l’euroscepticisme britannique que l’on a vu éclater au référendum de 2016 ? Contient-il en puissance, déjà, tous les reproches et les rancœurs du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union ? Enfin, Theresa May doit-elle nous apparaître comme la disciple de son illustre mais décriée prédécesseur ?

Une émission préparée par Marguerite Catton et Garance Munoz.

Chroniques

11H53
5 min

Le Tour du monde des idées

L'avenir de la mondialisation
Intervenants
  • Professeur en civilisation britannique à l'Université de Bourgogne
  • Maitre de conférences en civilisation irlandaise à l’Université de Poitiers
  • maître de conférences à l’Université Paul Valéry de Montpellier, spécialiste du syndicalisme britannique
L'équipe
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Production déléguée
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