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17 décembre 2019, Capitol Hill, Washington DC
Épisode 3 :

Jacob Zuma, Park Geun-hye : juger les dirigeants corrompus

57 min
À retrouver dans l'émission

Lundi 15 février, l’ancien président d’Afrique du Sud ne s’est pas présenté devant les juges pour s'expliquer sur de nombreuses affaires de corruption. L'exaspération est grande au sein de la population. L'heure de la justice a-t-elle enfin sonné pour Jacob Zuma ?

L'ancien président sud-africain Jacob Zuma arrive à la Commission d'enquête sur la capture d'État à Johannesburg, le 16 novembre 2020.
L'ancien président sud-africain Jacob Zuma arrive à la Commission d'enquête sur la capture d'État à Johannesburg, le 16 novembre 2020. Crédits : GUILLEM SARTORIO - AFP

Les membres de la Commission d’enquête sur les affaires de corruption l’attendaient pour l'entendre ce lundi 15 février mais il ne sera jamais venu. 

En effet, malgré une obligation à comparaitre, Jacob Zuma, l’ancien président d’Afrique du Sud ne s’est pas présenté devant les juges pour s’expliquer des soupçons portés sur lui dans de nombreuses affaires de corruption. 

Poussé à la démission en 2018 par une partie de l’ANC - le parti historique de la lutte anti-apartheid et de Nelson Mandela - Jacob Zuma est en effet au cœur d’un vaste phénomène de détournement d’argent alors qu'il était président du pays (depuis 2009)

Tandis que le juge Raymond Zondo, président de la Commission d’enquête, a demandé à la Cour Constitutionnelle qu’elle prononce une peine d’emprisonnement à l’égard du Zuma pour outrage à magistrat, on a appris hier l’ouverture en mai prochain d’un autre procès pour une affaire de corruption avec le groupe français Thalès et pour laquelle Zuma est accusé d’avoir empoché quatre millions de rands (environ 224.000 euros) sur un juteux contrat d’armement d’une valeur de 2,8 milliards d’euros.

L’heure de la justice a-t-elle enfin sonné pour Jacob Zuma ? Quelles marges de manœuvres pour les institutions judiciaires dans ces affaires hautement sensibles politiquement ? Comment s’est mis en place ce phénomène de « state capture » - c’est-à-dire ce mécanisme par lequel une poignée d’individus parvient à confisquer un état tout entier ?

Outre l’ancien président : qui sont les protagonistes de cet accaparement de l’Etat ?

Quels enjeux politiques pour l’actuel président Cyril Ramaphosa dans cette lutte contre la corruption ? Qu’est-ce que cette lutte révèle des tensions internes à l’ANC ?

Une émission en compagnie de Marianne Séverin, politologue, spécialiste de l’Afrique du Sud et chercheuse associée au laboratoire des "Afriques dans le Monde" (LAM) de Sciences Po Bordeaux et Philippe Gervais-Lambony, géographe, directeur de l’Université Paris Nanterre.

Il n’y a pas que le phénomène de corruption, mais également celui des flux financiers illicites, puisque d’énormes sommes d’argent sont parties d’Afrique du Sud vers des paradis fiscaux. Marianne Séverin

Dans les années 90 – 2000, il y a la relation entre le Parti national sous l’apartheid et les milieux d’affaires afrikaners, avec tout un processus de soutien à une nouvelle classe économique noire et Ramaphosa en est le symbole. Philippe Gervais-Lambony

Seconde partie - focus du jour 

Corée du Sud. Procès Samsung : l’onde de choc d’une affaire au plus haut sommet de l’Etat

Le 18 janvier 2021, Lee Jae-yong, l’héritier du groupe est condamné à deux ans et demi de prison pour corruption dans la vaste affaire politico-financière impliquant l’ancienne présidente Park Geun-hye. Elle-même condamnée à une lourde peine de prison en 2018 pour corruption et abus de pouvoir, elle a vu sa condamnation confirmée le 14 janvier par la Cour suprême.  

Une affaire emblématique du fléau de la corruption en Corée, révélatrice des liens trop étroits entre grandes entreprises (les fameux Chaebols) et dirigeants politiques. Ces condamnations sont-elles le signe d'une nouvelle volonté politique de ne pas laisser la corruption impunie et d'une bonne vitalité de l'institution judiciaire ?   

Avec Juliette Morillot, journaliste, spécialiste de la Corée du Sud et rédactrice en chef adjointe d'Asialyst.

En 2016, juste avant la destitution de Park Geun-hye, vous avez le « Kim Yong-ran acte », une loi interdisant à tous les niveaux dans la société les moindres pot-de-vin. Juliette Morillot

Références sonores 

Références musicales 

  • « Particle » de Pantha du Prince & The Bell Laboratory (Label : Rough Trade)
  • « Isivunguvungu » du groupe sud-africain BCUC (Bantu Continua Uhuru Consciousness) (Label : Buda Musique)

Une émission préparée par Mélanie Chalandon 

Chroniques
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5 min
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