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Le ramadan marque le début de la révélation du Coran au prophète Mahomet, et se pratique durant le mois sain, c'est-à-dire au neuvième mois du calendrier lunaire musulman.
Épisode 1 :

Au Maghreb, un mois de fébrilité politique

58 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine démarre le Ramadan. Au Maroc, en Tunisie ou en Algérie, ce rite collectif est encouragé par l’État au point que manger le jour peut être perçu comme une atteinte à l’ordre public. Alors, politiquement, que cristallise ce mois sacré ?

Mohammed VI, roi du Maroc, et le couple présidentiel français partagent le dernier iftar, repas pris par les musulmans au coucher du soleil lors du Ramadan, le 14 juin 2017 à Rabat.
Mohammed VI, roi du Maroc, et le couple présidentiel français partagent le dernier iftar, repas pris par les musulmans au coucher du soleil lors du Ramadan, le 14 juin 2017 à Rabat. Crédits : Abdeljalil BOUNHAR / POOL - AFP

Cette semaine démarre un mois sacré où la vie s’inverse : abstinence et retenue le jour et festin et fête la nuit. Au Maroc, en Tunisie ou en Algérie, ce rite est collectif, populaire et soutenu par l’Etat. Magasins fermés, heures aménagées, prix des denrées alimentaires encadrés : tout est fait pour faciliter le jeûne. 

Les transgressions peuvent être punies par la loi

Cet encadrement donne également la possibilité de punir en cas de transgression. En effet, au Maroc, où l’islam est la religion d’État, cette pratique est même inscrite dans le code pénal. L’article 222 stipule qu’il est interdit de manger, boire ou fumer en plein jour pendant le mois sacré. Une mesure qui viserait à « préserver l’ordre public » selon les autorités. Et les dé-jeûneurs, ceux qui se permettent de manger pendant ce temps sacré, peuvent même faire parfois l’objet d’arrestations. 

Il y a un tropisme conservateur au sein de la société marocaine : le regard de l’autre est inquisitorial. Haoues Seniguer

Alors, pourquoi ces « non-jeuneurs » dérangent-ils tant ? Comment cette expérience religieuse, collective, organisée par l’Etat, lui permet-elle de consolider son autorité ? Dans un pays où l’islam est majoritaire, contester le ramadan est-ce contester l’autorité politique ? Finalement, que cristallise ce mois sacré ?

Une émission préparée par Maïder Gérard.

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Extraits sonores :

- Récitation prière lors de ramadan en juin 2017.

- Un Marocain critique l’Etat qui, à ses yeux, poussent ses sujets à faire le ramadan (France 24, 9 juillet 2014)

- Plus de cinq-cents Algériens ont mangé et bu en public en plein ramadan en août 2013 dans la ville "rebelle" de Tizi Ouzou, dans une première action collective du genre afin de marquer leur liberté de choix face à "l'islamisation" du pays (AFP, 4 août 2013)

- En Tunisie, le collectif Fater / فاطر revendique le droit de manger, boire et fumer en public pendant le jeûne du ramadan. Cinq personnes ont été condamnées à des peines de prison en 2017 (Brut, 22 juin 2017)

- Mohammed VI a présidé en juin 2018 au Palais Royal de Casablanca la cinquième causerie du cycle des causeries religieuses organisées à l’occasion du mois sacré de ramadan (Le Matin, 1er juin 2018)

Extraits musicaux :

- Saadi de la chanteuse marocaine Oum qui était conviée à la dernière édition du festival Les Nuits du ramadan à l’Institut français d’Oujda au Maroc l’an dernier (label : Lof Music).

Chroniques

11H53
5 min

Le Tour du monde des idées

Avec Karol Modzelewski, disparaît toute une époque
Intervenants
  • historienne, spécialiste de l'Afrique subsaharienne et du Maghreb, ainsi que de la condition des femmes dans le monde arabe
  • Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon, chercheur au laboratoire Triangle (CNRS, ENS), directeur adjoint de l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman (EHESS/CNRS)
  • Essayiste et journaliste au Monde Diplomatique.
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