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Des photos de victimes sont exposées au Mémorial du Génocide de Kigali le 29 avril 2018.
Épisode 1 :

Mémoires du génocide, 25 ans après

58 min
À retrouver dans l'émission

À partir du 7 avril, le Rwanda sera en deuil pour 100 jours. 25 ans plus tard, l’ampleur des commémorations rappelle que le souvenir du génocide qui a fait de 800 000 à 1 million de victimes tutsies reste ancré dans la vie des habitants. Comment les Rwandais se souviennent-ils de ces événements ?

Des photos de victimes sont exposées au Mémorial du Génocide de Kigali le 29 avril 2018.
Des photos de victimes sont exposées au Mémorial du Génocide de Kigali le 29 avril 2018. Crédits : Yasuyoshi CHIBA - AFP

Dans quelques jours, le président rwandais Paul Kagame allumera la « flamme du souvenir » dans le mémorial de Gisozi à Kigali, où les restes de plus de 250 000 victimes du génocide sont enterrés. Il assistera ensuite à une cérémonie au stade Amahoro.

Le souvenir de la tragédie reste prégnant

Chaque année au mois d’avril, les Rwandais vivent au rythme des commémorations. Vingt-cinq ans après les événements qui ont fait entre 800 000 et 1 million de victimes, le souvenir de la tragédie reste prégnant.

Pour les rescapés, la mémoire du génocide est gravée en eux. Pour l’État, la mémoire est une nécessité. Il faut que le pouvoir arrive à former une nation. François-Xavier Nsanzuwera

Alors comment les Rwandais se souviennent-ils de ces évènements ? Comment le génocide est-il enseigné dans les écoles ? Monuments, archives, recherches: quelles sont les institutions en charge de perpétuer cette mémoire ? Quels documents témoignent de l’événement ? Comment sont-ils utilisés pour construire la politique mémorielle rwandaise mais aussi pour légitimer le pouvoir en place ?

Une émission préparée par Samuel Bernard.

Extraits sonores :

- Extrait du discours de Paul Kagame au stade Amahoro lors des commémorations des vingt ans du génocide rwandais (7 avril 2014)

- Les tribunaux Gacaca sont des juridictions participatives initiées, en 2001, pour juger les responsables présumés du génocide des tutsi au Rwanda. L’une filme, l’autre traduit. Anne Aghion et Assumpta Mugiraneza sont deux femmes à l’initiative du Centre Iriba pour le patrimoine audiovisuel à Kigali. Ensemble, elles ont décidé d’archiver les 350 heures d’images du film « Mon voisin, mon tueur » et de la trilogie des Gacaca (RFI, 8 juillet 2018)

Chroniques

11H53
5 min

Le Tour du monde des idées

Pas de démocratie sans demos
Intervenants
  • doctorant en histoire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
  • Procureur à Kigali au moment du déclenchement du génocide en avril 1994 puis membre de l’équipe du procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha.
  • sociologue, psychothérapeute et auteure Rwandaise. Elle est co-fondatrice de l'AVEGA.
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