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Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait le point sur la pandémie de coronavirus Covid-19 lors d'une conférence de presse virtuelle au 10 Downing Street, centre de Londres, le 23 mars 2021.
Épisode :

Royaume-Uni : "stronger alone" ?

58 min
À retrouver dans l'émission

En première partie, un retour d'Ouganda, après la réélection du président Yoweri Museveni, pour son sixième mandat. Quel rôle a joué l'opposition, aujourd'hui affaiblie ? Puis direction le Royaume-Uni, qui savoure son indépendance, et annonce le 28 mars 30 millions de vaccinés de la première dose.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait le point sur la pandémie de coronavirus Covid-19 lors d'une conférence de presse virtuelle au 10 Downing Street, centre de Londres, le 23 mars 2021.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait le point sur la pandémie de coronavirus Covid-19 lors d'une conférence de presse virtuelle au 10 Downing Street, centre de Londres, le 23 mars 2021. Crédits : HANNAH MCKAY / POOL - AFP

Première partie - Retour d'Ouganda

En 2018, le président ougandais Yoweri Museveni préparait sa permanence au pouvoir par un réforme de la Constitution du pays, qui lui a permis de se présenter pour un sixième mandat aux élections qui viennent de se dérouler en janvier 2021. Un pouvoir qu’il ne partage pas depuis 1986. Pourtant cette campagne présidentielle a vu l’émergence d’une opposition, incarnée par Bobi Wine, un chanteur populaire d'afro-beat, présenté comme le « Président du ghetto », quartiers populaires de Kampala.

Deux mois après le scrutin, l’opposition naissante se trouve très affaiblie, et le pouvoir de Museveni, lui, est peu remis en question.

Entretien avec François d’Alançon, grand reporter à la Croix.

Le leader de l'opposition ougandaise Robert Kyagulanyi, également connu sous le nom de Bobi Wine, le 17 février 2021.
Le leader de l'opposition ougandaise Robert Kyagulanyi, également connu sous le nom de Bobi Wine, le 17 février 2021. Crédits : BADRU KATUMBA - AFP

Seconde partie - Table ronde d'actualité internationale

Royaume-Uni : stronger alone ?

En annonçant 30 millions de Britanniques vaccinés, de première dose, le 28 mars dernier, Boris Johnson a revendiqué une victoire politique contrastant nettement avec les résultats obtenus par les Européens du continent. De Bruxelles à Paris, l’heure est plutôt aux récriminations contre la lenteur des politiques vaccinales. Au Royaume-Uni on n’en doute pas : la performance nationale est à mettre au crédit de la qualité de la recherche dans le pays, des bons choix d’investissements, des bons moyens dont bénéficient les chercheurs. Et également, dit-il, d’une marge de manœuvre retrouvée vis-à-vis de l’Union européenne.
Bruxelles aurait beau jeu de rappeler que les politiques de santé relèvent toujours des Etats dans l’Union, même si le commissaire Thierry Breton a désormais à sa charge la coordination de la production des vaccins, le symbole est là. Et il est brandi dans les échanges parfois vifs entre Londres et Bruxelles sur les exportations de vaccins et les contrats respectés ou non entre laboratoires et pays en attente de leurs stocks de doses.

L’occasion est en tout cas trouvée pour s’interroger sur la réalité de l’autonomie retrouvée du Royaume-Uni vis-à-vis du continent, quelques mois seulement après l’entrée en vigueur du Brexit, et alors que le pays a rendu publique, le 16 mars, sa nouvelle doctrine géostratégique, la « Revue intégrée », qui précise les contours du projet de « Global Britain » : pivot vers l’Asie, état des menaces et notamment de la menace chinoise ou russe, partenariat avec les nations européennes, maintien de l’importance de l’Otan. 

Cette stratégie est-elle réellement novatrice ? Avec quelles ressources peut-elle être mise en œuvre ces prochaines années ?

Une émission préparée par Bertille Bourdon et Antoine Dhulster. 

Référence sonore

  • Le 27 mars dernier, lors d’une allocution destinée aux membres du parti conservateur, Boris Johnson se réjouissait de voir que le Royaume-Unis devançait d’autres pays sur le plan de la vaccination. (The Sun, 27 mars 2021)

Références musicales 

  • « After the war » du chanteur ougandais Kinobe (Label : autoproduit)
  • « If you wanna » du groupe londonien The Vaccines (Label : Columbia / Sony)
Intervenants
  • Titulaire de la chaire de relations internationales à la « School of international governance » de l’European University Institute de Florence, professeure de relations internationales à Oxford
  • responsable du programme Europe à l’Institut Montaigne, visiting fellow au German Marshall Fund of the United States et associate à l'Institute for Government à Londres
  • correspondant diplomatique du Monde
  • journaliste à La Croix et auteur du blog "vues du monde"
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