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Actualité internationale - Après le premier tour de l'élection présidentielle: les afghans ont-ils pris goût à la démocratie ?

50 min
À retrouver dans l'émission

Au-delà des candidats et de l’issue du scrutin, une chose a étonné dans le 1er tour de l’élection présidentielle afghane: la participation. Samedi dernier, les Afghans auraient été 7 millions (entre 50% et 60%) à se déplacer dans les urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle, soit près de deux fois plus qu’en 2009 (seulement 4,5 millions).

Une participation relativement massive donc, véritable sursaut civique (si les chiffres se confirment et que les cas de fraudes ne viennent pas les entacher – on se souvient que le scrutin de 2009 avait été marqué par des bourrages d’urnes), malgré les menaces des talibans qui avaient promis de perturber le scrutin. En effet, ces dernières semaines, les insurgés avaient multiplié les attaques à Kaboul afin de créer un climat de terreur. Dans un geste de défi, les électeurs afghans y ont répondu en pointant leur index noirci d'encre.

L’Afghanistan s’engage dans une élection historique : si aucun accident ne vient faire dérailler le processus, il s'agira de la première transition démocratique en Afghanistan d'un chef d'Etat à un autre. Mais les menaces planent toujours…

Les soupçons de fraude, d’abord, pourraient fragiliser l’issue du scrutin: mardi, les recours enregistrés par la commission électorale s’élevaient déjà à 3 000. Les violences, ensuite. Deux jours après le premier tour, l'explosion d'une bombe en bordure de route a tué au moins treize personnes dans la province de Kandahar, dans le sud du pays.

Les électeurs afghans auraient-ils pris conscience que la démocratie peut constituer une arme pour lutter contre les talibans? Après douze années marquées par les combats incessants et la corruption généralisée, les Afghans ont-ils pris goût à la démocratie? Et comment le comprendre? La voient-ils comme le meilleur moyen de s’engager sur le chemin d’une croissance économique qui s’améliore mais qui ne demande qu’à progresser encore?

Intervenants
  • grand reporter à Libération
  • chercheur à l'IRIS, spécialiste de l'Irak, de la Syrie, de l'Afghanistan et de l'Iran
  • ancien conseiller économique d’Hamid Karzai. Il est aujourd’hui conseiller au Centre international pour le commerce de Genève.
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