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Actualité internationale - Au lendemain du débat télévisé, l’Europe a-t-elle enfin un visage ?

51 min
À retrouver dans l'émission

A moins d'une dizaine de jours du scrutin, le grand débat télévisé des élections européennes se déroulait hier soir entre les cinq candidats à la présidence de la Commission. Pendant 90 minutes, le conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker , le social-démocrate allemand Martin Schulz , le libéral belge Guy Verhofstadt , la représentante des Verts (avec José Bové) Ska Keller et le représentant grec de la gauche radicale, Alexis Tsipras ont exposé leur vision de l’Europe. Le débat – qui avait lieu au Parlement européen - a été retransmis en eurovision, dans tous les pays-membres.

Si le Parlement européen incarne, depuis sa création en 1979, la légitimité démocratique du projet européen; jusque là, le choix du président de la commission était une prérogative des chefs d’Etat et des gouvernements, avec le traité de Lisbonne ; le président de l'exécutif bruxellois devrait être de la même couleur que le parti vainqueur des élections (puisqu’ils devront proposer un candidat "en tenant compte du résultat des élections ".)

Donc lorsqu’ils voteront, les électeurs européens choisiront leurs eurodéputés, mais aussi un parti et donc son représentant au poste crucial dans la conduite des politiques européennes, celui de président de la Commission. Une personnification de la fonction sensée susciter un regain d'intérêt chez les citoyens européens alors que la menace de l’abstention et de la poussée d’eurosceptiques planent sur le scrutin.

Le débat d’hier était l’occasion pour nous autres européens de « mettre des visages sur les clivages structurant la vie politique et partisane de l’UE ».

Si l’Europe avait déjà des visages (ceux des eurodéputés), le prochain président de la commission devrait être incarné par l’un des 5 que l’on a vu hier soir à la télévision.

La démocratie européenne en sort-elle grandie? L’Europe a-t-elle – enfin – un visage?

Intervenants
  • professeur de science politique à l'ESPOL (Université Catholique de Lille), également conseiller spécial de l'Institut Jacques Delors.
  • correspondant diplomatique du Monde
  • directeur du Centre d'études européennes de Sciences Po
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