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Destruction d'ivoire issu du trafic illégal à Nairobi le 3 mars 2015
Épisode 3 :

Contre le trafic : la défense des défenses

51 min
À retrouver dans l'émission

Au moment où le Kenya détruit le plus gros stock d'ivoire illégal de son histoire, la question du braconnage et du trafic d'espèces protégées se fait plus pressante que jamais. Comment ce trafic se maintient-il malgré son interdiction internationale ? Et peut-on encore espérer l'enrayer à temps ?

Destruction d'ivoire issu du trafic illégal à Nairobi le 3 mars 2015
Destruction d'ivoire issu du trafic illégal à Nairobi le 3 mars 2015 Crédits : Thomas Mukoya - Reuters

Depuis quelques années, le braconnage de rhinocéros et d’éléphants a explosé un peu partout en Afrique. Environ 50.000 éléphants seraient tués chaque année sur le continent, sur une population restante de 450.000. Dopés par une très forte demande notamment venue d’Asie, et surtout de Chine, les trafics d’ivoire sont devenus extrêmement importants.

Pour ce qui est de son origine, une étude récente menée par des chercheurs de l’université de Washington montrait que la majorité des défenses saisies provient de deux régions : une zone protégée étendue entre le Cameroun, le Congo et le Gabon, et l’Afrique de l’Est, en particulier la Tanzanie. La plupart des défenses transitent par le port de Mombasa, au Kenya, véritable plaque tournante.

Le braconnage et le commerce d’espèces protégées sont devenus la quatrième activité criminelle après les trafics de drogue, d’armes, et d’êtres humains. On parle d’une activité représentant près de 20 milliards de dollars au moins, dont plus d’un dixième pour l’ivoire.

Comment sont organisés ces trafics ? Quels sont les efforts des pays pour les combattre ? Et pour quel résultat ? Quelles sont les lois encadrant le commerce des animaux ? Sont-elles satisfaisantes ?

Depuis les années 1970, un texte prévoit la protection des espèces. En effet, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction est un accord signé en 1973 dont le but est de veiller à ce que le commerce international ne menace pas la survie des espèces. Mais si le commerce de l’ivoire a été globalement interdit depuis 1989, des exceptions et autres dérogations perdurent.

Comment le comprendre ? Et quels sont leurs effets sur le trafic illégal ?

Nous irons du côté de la Chine pour comprendre comment s’organise ce trafic avec Albane Lahlou. Et puis nous retrouverons le plus gros éleveur de rhinocéros d’Afrique du Sud, John Hume, qui dénonce les effets pervers de l’interdiction et qui milite pour sa légalisation, le meilleur moyen, selon lui, de diminuer le braconnage.

Une émission préparée par Xavier Martinet

Intervenants
  • directrice France et Afrique subsaharienne de l’IFAW (International Fund for Animal Welfare), ONG et organisme consultatif auprès des Nations Unies
  • propriétaire du Buffalo Dream Ranch de Klerksdorp en Afrique du Sud, plus grand éleveur de rhinocéros du pays
  • chercheuse en doctorat de prévention criminelle à l’Université Centrale de Police de Taïwan, auteure d’une série d’articles sur la criminalité en Chine et en Asie
L'équipe
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Réalisation
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Avec la collaboration de
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