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Après l'attentat (4/4) - Au bord du traumatisme, quand l'art se souvient

51 min
À retrouver dans l'émission

Après l'attentat : Au bord du traumatisme, quand l'art se souvient
Lundi : Le pari de la réintégration

Mardi : Moscou, Pékin, Riyad : la ligne dure

Mercredi : De l'Espagne à l'Aghanistan : l'espoir d'une solution politique

Jeudi : Au bord du traumatisme : quand l'art se souvient

Il aura donc fallu presque 5 ans pour que les événements du 11 septembre fassent l'objet d'un film de fiction.

Œuvre de fiction?

Le film dure 90 minutes et retrace en temps réel, à partir des appels transmis aux proches des victimes mais aussi sur les bases d’une enquête minutieuse réalisée dans les différents centres de contrôle aérien des Etats-Unis, les acteurs ne sont pas tous des professionnels (contrôleurs aériens, hôtesses, pilotes, jouent leur propre rôle !).

Vol 93 de Greengrass tient davantage du documentaire que de la fiction, comme si, finalement, « fictionnaliser » des événements aussi tragiques était encore trop difficile.

Depuis, d’autres films se sont emparés de cette souffrance qui pèse toujours sur l’âme américaine… mais ce sont peut être les séries TV qui proposent une relecture plus audacieuse et complexe des événements.

Nous allons nous interroger ce matin sur la manière dont la culture, et en particulier le cinéma, s’empare du traumatisme provoqué par un attentat sur la société.

De New-York à Casablanca, la mise en récit du terrorisme par les artistes pose question : qu’il s’agisse de panser les plaies d’un peuple ou d’éveiller les consciences.

Comment raconter des attentats, la menace terroriste ? Quelles sont les contraintes de l’exercice ? Comment sont reçues ces œuvres ?... quels sont les supports culturels et médiatiques les plus propices à la mise en récit?

Nous irons du côté du Maroc, avec Nabil Ayouch, réalisateur franco-marocain.

Son dernier film, Les Chevaux de Dieu , raconte les attentats de Casablanca de 2003 et démystifie un épisode tabou de l’histoire contemporaine marocaine.

Nous rejoindrons ensuite l’Inde avec Ophélie Wiel, journaliste et auteure de Bollywood et les autres , qui nous parlera de terrorisme/d’attentat et de cinéma indien.

Nous essaierons de comprendre pourquoi l’un des cinémas les plus prolifiques du monde peine à traiter la question du terrorisme qui, pourtant, travaille la société en particulier depuis les terribles attentats de Bombay, en novembre 2008, durant lesquels 173 personnes avaient trouvé la mort dans les attaques d’un commando d’une dizaine de terroristes entrainés au Pakistan voisin…

Enfin nous prendrons la direction du Japon avec Antonin Bechler, Maître de conférences de civilisation japonaise, avec qui nous parlerons de l’ouvrage de Haruki Murakami « Underground » : un recueil de témoignages des victimes de l’attaque de gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995.

Hollywood, Los Angeles
Hollywood, Los Angeles Crédits : Robert Skazel

Faute de temps, nous n'avons pas eu le temps de diffuser l'interview d'Antonin Becheler ... Vous le retrouvez ici au micro de Tiphaine de Rocquigny :

Écouter
5 min
Interview Antonin Bechler

Une émisison préparée par Sarah Gyé-Jacquot

Intervenants
  • critique et spécialiste du cinéma indien.
  • Maître de conférences de civilisation japonaise
  • maitresse de conférences en études américaines contemporaines à l’Université Paris-Sorbonne. Elle participe à la revue en ligne tv/series
  • cinéaste
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée

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