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Arrestation à Strasbourg de six djihadistes présumés. Le procès s'ouvre ce lundi
Épisode 2 :

Entre salafisme quiétiste et action violente : des radicalisations

50 min
À retrouver dans l'émission

Alors que s'ouvre à Strasbourg le procès d'une "filière djihadiste" de six personnes, la question de la radicalisation fait débat en Europe. Qu'est-ce qui pousse certains à rejoindre des groupes islamistes radicaux ? Et qu'est-ce qui explique l'échec relatif des programmes de dé-radicalisation ?

Arrestation à Strasbourg de six djihadistes présumés. Le procès s'ouvre ce lundi
Arrestation à Strasbourg de six djihadistes présumés. Le procès s'ouvre ce lundi Crédits : Vincent Kessler - Reuters

Une série d'émissions préparée dans le cadre du colloque "Djihadisme transnational, entre l'Orient et l'Occident" organisé par la FMSH et l'Institut Montaigne.

« Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ? » disait Victor Hugo à l’Assemblée Nationale en juillet 1849 face à l’urgence de la question sociale. Depuis le 11 septembre 2001, la recherche sur le terrorisme islamiste s’est largement développée des deux côtés de l’Atlantique et mobilise des experts de toutes les disciplines pour tenter de découvrir les racines de la radicalisation violente. Hormis Manuel Valls qui considérait en mars dernier qu’« expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser », la plupart des responsables politiques s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de comprendre le processus qui mène de jeunes Danois, Français, Allemands ou Belges à des actions violentes au nom d’Allah.

C’est tout l’objet du débat entre les deux grands experts de l’islam en France, Gilles Kepel et Olivier Roy. Le premier considère que le passage à l’acte terroriste découle d’une interprétation radicale de l’islam relayée notamment par les mosquées salafistes. Le second évoque plutôt l’islamisation de la radicalité, c'est-à-dire un processus dans lequel la radicalité est première par rapport à la religion.

Alors que le procès de sept Strasbourgeois partis en Syrie avec Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan, a débuté hier à Paris, comment comprendre cet attrait pour le djihad ? De quoi faut-il partir : d’une révolte générationnelle qui prend corps sur le terreau d’une crise sociale et économique ? Ou d’une crise de l’Islam, de l’hégémonie du discours salafiste qui dessinerait les contours du nouveau visage du terrorisme ? Quelle place la religion et les textes sacrés y tiennent-ils ? Et quelle part pour l’environnement socio-économique ? A quel moment s’opère le basculement ? Qu’est-ce qui pousse les jeunes européens - selon Europol, ils seraient entre 5000 et 7000 - à rejoindre les rangs de l’Etat islamique ? Et pourquoi les programmes de dé-radicalisation, qui s’appuient sur un contre-discours idéologique, peinent-ils à faire leurs preuves ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Et retrouvez tout le programme du Colloque international "'Le djihadisme transnational, entre Orient & Occident"

Intervenants
  • politologue, chercheur à l'IEP de Paris
  • professeur de relations internationales à l'université de Gand
  • doctorante en sociologie des religions à l'Université de Fribourg (Suisse) et à l'EHESS (Paris)
L'équipe
Production
Réalisation
Production déléguée
Avec la collaboration de
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