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Dans les pas des pèlerins du monde (1/4) - Tibet: sur la route du Jokhang

49 min
À retrouver dans l'émission

Katia Buffetrille
Katia Buffetrille Crédits : Radio France

Première escale dans notre tour des pèlerinages du monde: Lhassa (qui signignifie terre des dieux , ou lieu du divin ). La capitale du Tibet est un centre majeur de pèlerinage du bouddhisme depuis plusieurs siècles. Au cœur de cette ville sacrée, des milliers de pèlerins convergent toute l’année vers le temple de Jokhang, pour adorer une très ancienne statue du Bouddha, le Jowo.

Ce temple de Jokhang (7ème siècle) n’est pas le seul lieu sacré de Lhassa, le palais du Potala, construit par le 5ème dalaï-lama dix siècles plus tard, est lui aussi considéré comme un lieu saint. Et la liste pourrait s’allonger avec le parc de Norbulingka, le temple de Ramoché et d’autres sites.

Sur le fond, c’est le même principe que dans les autres grandes traditions spirituelles: on part en pèlerinage pour vivre un moment d’ascèse, expier les souillures, communier avec le divin. Mais aussi – et c’est une particularité du bouddhisme – pour s’attirer un sort favorable lors de ses prochaines réincarnations.

En signe de dévotion, les pèlerins tibétains s’allongent face contre terre, les mains jointes au dessus de la tête, puis se relèvent, posent leurs pieds à l’endroit où était leur tête, et recommencent le même geste, parfois plusieurs dizaines de fois devant les lieux sacrés, notamment le Jokhang. Puis ils effectuent autour de ce lieu sacré une circumambulation / rotation, suivant une pratique observée par les disciples du Bouddha, qui tournaient autour de lui en signe de respect.

Impossible de parler du Tibet sans évoquer l’actualité la plus tragique: les immolations de moines et de jeunes tibétains, qui ont cours depuis des décennies, et qui se multiplient depuis la grande répression chinoise de 2008. Dans ce contexte politique très troublé, violent, faut-il comprendre la ferveur tibétaine – qui s’exprime notamment pendant le pèlerinage du Jokhang – comme un signe de résistance culturelle / spirituelle ?

Intervenants
  • jeune étudiante Tibétaine installée à Paris.
  • ethnologue, chercheuse au Centre de documentation sur l’aire tibétaine (CDAT – EPHE).
  • correspondant à Bamako pour Libération et Slate Afrique
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