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De la PMA à l’euthanasie, des questions de vie ou de mort (4/4) - Enterrer, incinérer, exposer: l’avenir des cadavres

51 min
À retrouver dans l'émission

Dernier volet de notre série « une question de vie ou de mort » dans Culturesmonde , et c’est tout logiquement que nous allons nous intéresser aujourd’hui au devenir des corps après le décès. Ces dernières décennies ont vu notre rapport à la mort, au corps mort, se modifier de façon spectaculaire en Occident. On pense en particulier au large engouement que l’on constate pour la crémation en lieu et place de l’inhumation traditionnelle, un phénomène observable en France, mais surtout dans les pays d’Europe du Nord et anglo-saxons de culture protestante. Comment expliquer ce changement majeur? Quelles implications pour notre façon de nous représenter notre propre corps et son devenir?

Impossible d’aborder ce thème sans évoquer les différents interdits religieux ou culturels autour du traitement du corps des défunts : l’Eglise catholique n’autorise la crémation que depuis 1963. Pourquoi cette pratique était-elle proscrite auparavant, au profit de l’inhumation? Que disent les autres grandes traditions monothéistes sur le devenir des corps d’une façon générale?

Nous parlons aussi ce matin du devenir des restes humains utilisés dans… nos musées, dans une perspective scientifique, anthropologique, ou esthétique. C'est la démarche suivie par Andrea Whalley, principale assistante et épouse du très controversé Günther von Hagens, qui a breveté une technique unique de conservation des corps, la « plastination ». Cette technique relève-t-elle de la science, de la médecine? Ou s’inscrit-elle dans une démarche artistique?

Nous avons invité le sociologue Arnaud Esquerre, auteur d’un ouvrage, Les os, les cendres et l’Etat , pour discuter ces questions. Nous revenons avec lui sur une exposition d’anatomie qui a défrayé la chronique il y a quelques années, « Our body - A corps ouverts » réalisée à partir de cadavres humains. Cette exposition avait été interdite sur notre territoire, malgré un important succès public dans d’autres pays. Il nous explique les motifs ayant poussé à cette interdiction.

Intervenants
  • maître de conférences en sociologie à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne et chercheur au Centre Max Weber.
  • épouse de l'anatomiste Günther Von Hagens, créateur des expositions "our bodies".
  • Sociologue, chargé de recherches au CNRS
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