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De Londres à Mexico : mais que fait la police? (3/4) - Quand l’Etat privatise sa police

50 min
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Jacques de Maillard
Jacques de Maillard Crédits : Radio France

Si notre époque est marquée par les privatisations en cascade, il est un domaine qui est de plus en plus touché par la logique néolibérale: celui de la sécurité, et plus précisément de la police. Des appels d’offre à la location de personnels et matériels, en passant par les cadets de la police québécoise engagés comme agents de sécurité lors de certains festivals, les polices du monde se mettent progressivement au diapason des pays anglo-saxons qui font office de leader dans ce domaine.

En effet, il y a quelques mois, sous l'impulsion du gouvernement Cameron, la région de Birmingham a décidé de lancer un appel d'offre pour la prestation de divers services parmi lesquels : « l'enquête criminelle, les patrouilles de proximité et même la détention de suspects ». Le contrat serait d'une valeur comprise entre 2 et 4 milliards d'euros et prendra effet à partir du 1er avril 2013. La mesure a déclenché une certaine incrédulité chez les syndicats de policiers. Au-delà des policiers britanniques, les détracteurs de ces privatisations s’insurgent contre une forme de marchandisation de la sécurité publique.

Pour les défenseurs de ces privatisations par contre, la sécurité privée serait plus « économe » et « efficace », surtout en période d’économie budgétaire. La police pourrait même devenir source de revenus, avec la mise en location du personnel policier comme c’est le cas en Grèce.

Que signifie « privatiser » la police? S’agit-il d’un transfert de compétence du public au privé ou plus d’une sorte de partenariat public-privé? Peut-on parler d’une « marchandisation » de la sécurité publique? Quels sont les avantages et les risques de cette privatisation? Et comment peut-on – et comment doit-on – encadrer le marché de la sécurité?

Intervenants
  • professeur adjoint à l’École de Criminologie de l’Université de Montréal.
  • professeur de criminologie à l’Université de Gand et à l’Université Libre de Bruxelles.
  • professeur de science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur du CESDIP (Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales), membre de l'Institut Universitaire de France
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