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De Tokyo à Oslo, le monde des droites radicales (4/4) - La démocratie à l’épreuve des nationalismes militaristes

49 min
À retrouver dans l'émission

La démocratie à l’épreuve des nationalismes militaristes , dernier volet de notre série sur les droites extrêmes dans le monde. Nous ne pouvions pas terminer cette série sans évoquer le lien très étroit qui unit les mouvements nationalistes et la force militaire, ou paramilitaire. En effet dans bien des cas l’idéologie-même de ces mouvements politiques est fondée sur le culte des armes, la nostalgie des conquêtes, et le ressentiment à l’encontre d’autres nations, d’autres groupes.

Nous allons nous intéresser ce matin au cas du Japon, un pays dont l’arène politique est dominée depuis un demi-siècle par le PLD, le parti libéral démocrate, qui certes ne se situe pas vraiment à l’extrême-droite au sens européen, mais s’inscrit clairement dans une logique nationaliste. Le 26 décembre dernier le Premier ministre Shnizo Abe effectuait une visite très controversée au sanctuaire Yasukuni où sont honorés les soldats japonais morts au combat, dont plusieurs criminels de guerre de la Seconde guerre mondiale. Cette visite n’était certes pas une première pour un Premier ministre japonais, mais elle a suscité une immense vague de réprobation de Séoul à Pékin. Au fond, au-delà de l’événement qui semblait très calculé et qui s’inscrit dans une tradition très ancienne, on peut se demander pourquoi une puissance régionale majeure comme le Japon a recours si régulièrement à ce registre, à ce type de provocation destinée à flatter la fibre patriotique de ses citoyens. Est-ce une figure obligée dans la politique nippone ? Faut-il y voir une savante combinaison diplomatique pour indiquer, au hasard, à la Chine, que le pays ne se laissera pas intimider sur les questions relevant de sa souveraineté territoriale ? Nous en parlons avec Eddy Dufourmont spécialiste de l’histoire politique de ce pays.

Nous évoquons ce matin deux autres cas.

Les milices d’extrême droite aux Etats-Unis : elles font régulièrement parler d’elles sans forcément remonter à l’attentat d’Oklahoma-city, on observe une multiplication étonnante de ces mouvements depuis l’élection de Barack Obama. Racisme, antiétatisme, quelle est l’idéologie de ces groupes ? Quelles sont leurs motivations ? S’inscrivent-elles dans la continuité des mouvements « civiques » à qui la constitution américaine reconnaît le droit de porter des armes ? Nous en parlons avec le chercheur américain Arthur Versluis.

Les milices russes qui depuis quelques années font la chasse aux « immigrés » dans la région de Saint-Pétersbourg et au-delà, dans ce cœur historique de la Russie. Ce cas constitue une rupture majeure dans l’histoire de la Russie car cet Etat depuis ses débuts se considère comme une puissance impériale plurinationale. Faut-il voir dans la multiplication de ces groupes violents une preuve de l’affaiblissement du pouvoir du Kremlin ? Nous en parlons avec Kevin Limonier, chercheur à l’institut français de géopolitique.

Intervenants
  • maître de conférences en langue et civilisation japonaises - Université Bordeaux III.
  • Maître de conférences à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8), directeur adjoint du centre de recherches GEODE et spécialiste du cyberespace russophone
  • professeur à la Michigan State University, spécialiste des mouvements paramilitaires aux USA.
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