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Banderole du mouvevement "Nuit debout" place de la République le 6 avril 2016
Épisode 4 :

Démocraties Debout : ré-enchanter le politique

52 min
À retrouver dans l'émission

Nuit Debout, Occupy Wall Street, Indignés: ces colères sociales et mouvements citoyens révèlent-ils une démocratie représentative à bout de souffle? Comment expliquer que nos modèles démocratiques aient tant refoulé la participation citoyenne? L'entropie démocratique est-elle inévitable?

Banderole du mouvevement "Nuit debout" place de la République le 6 avril 2016
Banderole du mouvevement "Nuit debout" place de la République le 6 avril 2016 Crédits : Charles Platiau - Reuters

Aujourd’hui, le mouvement « Nuit Debout » fête son « 45 mars » : les militants rassemblés depuis la manifestation du 31 mars contre la loi travail ont décidé de ne pas passer au mois d’avril. Une façon, peut-être, d’illustrer la paralysie de la démocratie à l’heure où la fracture entre les citoyens et les élites politiques n’a jamais été aussi grande.

Le campement de la place de la République, épicentre parisien de la protestation, a beau avoir été démantelé lundi par les forces de l’ordre, le mouvement continue d’essaimer dans un certain nombre de villes, en France et même à l’étranger. Cette occupation des places publiques rappelle bien entendu les Indignés en Espagne, le « Mouvement des places » en Grèce ou encore Occupy Wall Street aux Etats-Unis, sans atteindre toutefois l’ampleur de ces mobilisations. Des initiatives qui ont parfois débouché sur des formations politiques comme Podemos ou Syriza, ou qui ont été relayées par des figures majeures comme Bernie Sanders, le concurrent d’Hillary Clinton à la primaire démocrate. L’objectif de départ de ces mobilisations est toujours le même : marquer la défiance envers le personnel politique et les institutions en lançant « un nouveau mouvement démocratique, en dehors de tout parti et de toute organisation ».

« La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. » : Ces mots d’Antonio Gramsci, issus de ses Cahiers de Prison semblent parfaitement résumer l’état actuel de nos démocraties occidentales, dominées par le monde de la finance et de l’économie, où les décisions sont prises dans l’opacité la plus totale, loin du regard du peuple.

Désertion des urnes, défiance, protestations croissantes : les symptômes de la colère sociale révèlent-elles une démocratie représentative à bout de souffle ? Les mouvements horizontaux comme Occupy Wall Street peuvent-ils permettre de repenser, de réinventer la démocratie ? L’institutionnalisation de ces mobilisations est-elle la solution ? Faut-il passer par une réforme profonde des institutions ? Et comment comprendre que les démocraties représentatives aient tant « refoulé » la participation citoyenne ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny et Clémence Allezard

Intervenants
  • Chercheur associé au Groupe de sociologie pragmatique et réflexive de l'EHESS, directeur du GIS Démocratie et Participation
  • philosophe croate, fondateur avec Yanis Varoufakis de Diem25, mouvement qui vise à démocratiser l’Europe.
  • professeur de sociologie à l’UQAM, Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mondialisation citoyenneté et démocratie
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