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Des femmes d’influence (3/4) - Working Women : la parité en question

50 min
À retrouver dans l'émission

Working Women , la parité en question. Pour le troisième volet de notre série hebdomadaire consacrée aux femmes de pouvoir, nous allons nous intéresser aux femmes dans le monde de l’entreprise aujourd’hui. Un monde qui se distingue par sa réticence à intégrer des femmes à hauteur de la place qui devrait être la leur. D’après des chiffres rendus publics par Viviane Reding, commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, 60% des diplômés de l’enseignement supérieur aujourd’hui dans l’Union européenne sont des femmes, mais ces dernières n’occupent pourtant que 16.6% des postes dans les Conseils d’administration des principales entreprises, et 3% seulement des postes de dirigeants d’entreprise.

Depuis les années 1980 dans les pays développés, l’ensemble des discriminations dont sont victimes les femmes dans l’entreprise sont connues sous le nom de « plafond de verre » (l’expression a été employée pour la première fois dans un article du Wall Street Journal en 1986). Pour lutter contre ces barrières diverses mesures ont été mises en place, des Etats-Unis à l’Europe, sur des registres très différents qui vont de l’incitation à la législation, ou dit autrement, de la « responsabilité sociale » des entreprises aux lois de quota.

En 2003 la Norvège devient ainsi le premier pays au monde à adopter une loi pour intégrer au minimum 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises cotées en bourse. Cette mesure a-t-elle révolutionné l’insertion professionnelle des femmes ? Comment expliquer la singularité de ce que d’aucuns nomment le « modèle norvégien » ? Nous poserons ces questions questions à Tove Solnes, directrice des ressources humaines d’une grande entreprise norvégienne.

Quoi qu’il en soit, de nombreux pays européens – dont la France en 2011 – ont rapidement imité cet exemple norvégien. Aujourd’hui un projet de directive est en discussion. Quels résultats peuvent être espérés par cette méthode? Les quotas sont-ils la solution pour féminiser effectivement les conseils d’administration? Quels résultats sont obtenus dans les pays anglo-saxons qui n’ont pas recours à ces objectifs chiffrés, et privilégient une approche en termes de responsabilité sociale des entreprises? Nous parlerons de ces différences de méthodes avec Fanny Benedetti, directrice exécutive du Comité ONU – Femme – France, antenne du comité ONU Femmes lancée dans notre pays dernièrement.

Mais d’abord, pour mieux comprendre l’intégration économique et surtout les obstacles à l’intégration des femmes en entreprise aujourd’hui à travers l’analyse des plafonds de verre, nous recevons Jacqueline Laufer, co-auteur d’un ouvrage paru récemment, Travail et genre dans le monde, l’état des savoirs.

Intervenants
  • directrice exécutive du comité ONU Femmes France.
  • professeur de sociologie au groupe HEC, directrice-adjointe du GDRE (groupement de recherche européen du CNRS) MAGE « Marché du travail et genre en Europe ».
  • vice présidente exécutive des ressources humaines d’Opera software, entreprise spécialisée sur les services internet.
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