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Des Sex Pistols aux Pussy Riot, Punks not dead (4/4) - Afrique : la scène méconnue

51 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième et dernier épisode de notre série sur le punk dans le monde aujourd’hui. Et pour conclure cette série nous faisons aujourd’hui direction l'Afrique subsaharienne. Dans cette région la révolution musicale des années 70 n’a pas été vécue du tout de la même façon qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle on parle plus volontiers de « musique garage africaine », de musique expérimentale africaine, voire, de musique africaine tout court, que de musique véritablement punk. Les ingrédients étaient pourtant les mêmes qu’à New York ou Londres : raccourcissement de la durée des morceaux, accélération du rythme, enregistrement des disques avec les moyens du bord…

Mais à l’arrivée rien de commun entre le son de groupes comme Echo del Africa (Burkina), Franco (RDC, Zaïre à l’époque), ou encore l’orchestre Abass (Togo), et les Clash ou sex Pistols. C’est que la révolution musicale africaine des années 70 est menée par des pionniers de la guitare électrique certes, mais qui puisent leur inspiration dans les musiques traditionnelles du continent. Cette musique est engagée bien souvent, sur le modèle de la politique d’authenticité culturelle voulue et mise en œuvre en Guinée par Sékou Touré. On milite donc d’une certaine manière quand on empoigne sa guitare en Afrique, mais très différemment des punks anglo-saxon !

Seule exception – notable – à ce tableau général : la région du sud de l’Afrique qui voit émerger pendant les années 1970-1980 des mouvements punks tout à fait comparables aux groupes européens ou américains. En Afrique du Sud en particulier une partie significative de la jeunesse se rallie alors à ce mouvement qui détonne pendant le régime de l’apartheid. D’abord joué par des groupes « blancs » le punk va se métisser et s’africaniser peu à peu. Que reste-t-il de ce mouvement de contestation ? Nous avons interrogé Keith Jones, le réalisateur d’un documentaire qui retrace cette épopée musicale, Punk in Africa.

Enfin pour conclure cette semaine, quoi de plus logique que de se pencher… sur les origines africaines du punk rock occidental ? Sans la musique des esclaves noirs des Caraïbes et de la Louisiane, pas de rock, pas de punk non plus. Les punks anglais avaient d’ailleurs bien conscience de cet héritage, et fraternisaient, littéralement et musicalement, avec des groupes de reggae, de musique noire. Pour comprendre cette « paternité africaine » de la musique punk rock nous donnons la parole à l’un des meilleurs experts de cette question, qui fut aussi un acteur du mouvement punk dans les années 70 à Londres : Bruno Blum.

Musiques diffusées:

  • Indépendance Cha cha, Joseph Kabasele

  • Sookie , Docteur Nico

  • International News , National Wake

  • Upside Down, Fela Kuti

  • Rock'n Roll nigger , Patti Smith

  • Black Bottom Stomp , Jelly roll Morton

  • Asaw Fofor , Orchestre Abass du Togo

  • Gentleman Doromina , Echo del Africa

  • Mi Ma Kpe Dji, Picoby band d'Abomey

  • Keleya , Super Djata Band

  • Mahu Sé Hotche, Camille Grehon

  • My Flower , Centrafrican Jazz

  • So messed up , Wild youth

  • Struggle, The guenuines

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
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