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General Joseph Votel, the head of the U.S. military?s Central Command, speaks aboard the USS New Orleans, an amphibious dock ship, as it travels through the Strait of Hormuz July 11, 2016.
Épisode 3 :

Vers un retour de l'interventionnisme américain?

58 min
À retrouver dans l'émission

Aujourd'hui nous nous intéressons aux Etats-Unis, pour discuter la question de l'interventionnisme américain en compagnie de Bertrand Badie, professeur à Sciences Po Paris, et de Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis de l’IFRI.

General Joseph Votel, the head of the U.S. military?s Central Command, speaks aboard the USS New Orleans, an amphibious dock ship, as it travels through the Strait of Hormuz July 11, 2016.
General Joseph Votel, the head of the U.S. military?s Central Command, speaks aboard the USS New Orleans, an amphibious dock ship, as it travels through the Strait of Hormuz July 11, 2016. Crédits : REUTERS/Phil Stewart - Reuters

Nous sommes désormais à moins de 50 jours de l'élection présidentielle, une occasion pour nous de dresser un bilan des deux mandats de Barack Obama mais aussi de nous projeter dans ce que pourrait être la diplomatie américaine dans les mois à venir.

Le 1er août dernier, les Etats-Unis sont intervenus directement en Libye pour la première fois depuis la chute de Kadhafi il y a cinq ans. L’armée américaine a bombardé les positions de Daech à Syrte le bastion de l’organisation en Afrique du Nord, en réponse à l’appel à l’aide du gouvernement d’union nationale. Une façon, peut-être, pour Barack Obama, de répondre aux critiques sur sa passivité au Moyen-Orient, lui qui a toujours refusé de lancer une action militaire contre Bachar el-Assad malgré la fameuse ligne rouge qu’il avait lui-même fixé à l'été 2013 à propos de l’utilisation des armes chimiques.

« Leading from behind » (dirigier en retrait, en soutien) : voilà l’un des principes de la doctrine d’Obama. Un positionnement critiqué par son ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, qui, elle, a voté pour l’intervention en Irak en 2003. A priori, la candidate démocrate apparaît plutôt comme une partisane d’une plus grande implication des Etats-Unis à travers le monde, alors que l'action du candidat républicain en matière de politique extérieure semble s'incarner dans son slogan : « America First », l’Amérique d’abord...

Pourtant, les choses ne sont peut-être pas aussi simples... Et on ne peut pas résumer un programme de politique étrangère à un slogan…

Alors, au-delà des apostrophes et des déclarations contradictoires, à quoi ressemblera l’Amérique de Donald Trump ou d’Hillary Clinton sur la scène internationale ? L’arrivée d’Hillary Clinton à la Maison Blanche entraînerait-elle une rupture ou au contraire une continuité avec la politique d’Obama ? Et quel bilan justement peut-on tirer de la politique étrangère menée par le président américain depuis son arrivée en 2008 ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Chroniques

11H55
4 min

Le Tour du monde des idées

Le tour du monde des idées : Mercredi 31 août 2016
Intervenants
  • professeur des universités à Science Po Paris et enseignant-chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI).
  • responsable du programme Etats-Unis de l’IFRI
  • Chercheur au Groupe de Recherche et d'Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) à Bruxelles, spécialisé dans les politiques militaires en Asie du Sud Est
  • Grand éditorialiste et correspondant à la Maison Blanche pour le magazine conservateur Newsmax.

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