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Stèle dans le village de Schengen au Luxembourg
Épisode 1 :

Union self-service

50 min
À retrouver dans l'émission

Série européenne cette semaine autour des fragilités, mais aussi des tentatives pour ré-enchanter le projet européen. Aujourd'hui, "Brexit", "Grexit", remise en cause de l'espace Schengen par six état-membres dont l'Allemagne et l'Autriche : s'achemine-t-on vers une "Europe à la carte" ?

Stèle dans le village de Schengen au Luxembourg
Stèle dans le village de Schengen au Luxembourg Crédits : Wolfgang Rattay - Reuters

« L’effondrement de Schengen » : voilà, désormais, le spectre qui plane au-dessus de l’Union Européenne. Un de plus après celui des dettes publiques, de l’éclatement de la zone euro via le scénario d’une sortie de la Grèce et maintenant du "Brexit". C’est probablement la plus grande menace qui guette une Union Européenne bien en souffrance.

« Je ne me fais pas, sur l’année qui pointe, trop d’illusions » avait dit Jean-Claude Juncker à la presse mi-janvier, avant de se dire « impressionné par le nombre de fragilités et de ruptures » au sein de l’Union. Et pour cause : en 2015, ses fragilités se sont fait jour, avec en première ligne la survie de l’espace Schengen, désormais menacée puisque six pays - dont l’Allemagne et l’Autriche - ont rétabli des contrôles à leurs frontières.

L’espace Schengen pourra-t-il survivre à la crise migratoire ? Et d’ailleurs la fermeture des frontières permettraient-elles réellement d’endiguer les flux de migrants ? Que restera-t-il de l’idée européenne si on ne peut plus circuler librement dans cet espace ?

Outre-Manche, David Cameron se retrouve pris à son propre piège, réélu en 2015 sur sa promesse de la tenue d’un référendum sur le maintien ou non dans l'Union Européenne de son pays, il se retrouve à faire campagne en faveur du oui tout en demandant des concessions à la Commission. Faut-il céder à la Grande-Bretagne au risque de devenir une union au rabais, à la carte ? Où chacun prend ce qui lui convient de prendre ? L’adhésion au projet en tant que tel n’a jamais été évidente. Une question s’impose alors : la Grande Bretagne a-t-elle vocation à rester ? Non, nous dirons deux figures favorables au "Brexit" : David Bannerman et Richard North.

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« Etre ou ne pas être ensemble », la question se pose aussi à l’Est : dans quelle mesure les dérives populistes de certains pays menacent l’unité de l'Union Européenne ? Le groupe de Višegrad se réunit aujourd’hui même à Prague, il y sera question de migrations. Pour arriver à quelle position commune ? Et d’ailleurs la multiplication de binômes, ou – en l’occurrence – de quatuor n’est-elle pas aussi signe d’une certaine désintégration européenne ? 

Une émission préparée par Clémence Allezard.

Intervenants
  • professeur de science politique à l'ESPOL (Université Catholique de Lille), également conseiller spécial de l'Institut Jacques Delors.
  • député européen membre du Parti Conservateur, actuel co-président du groupe de pression eurosceptique « Conservatives for Britain »
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