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L’Europe fille du 8 mai (1/4) - Pologne, Slovaquie, pays baltes : entre eu(ro)phorie et choix de raison

50 min
À retrouver dans l'émission

L’Europe fille du 8 mai Lundi : Pologne, Slovaquie, pays baltes : entre eu(ro)phorie et choix de raison Mardi : De Londres à Athènes, le spectre d'une sortie de l'Union Mercredi : Aux portes de l'Europe en crise, les nouveaux candidats Jeudi : Le modèle européen vu de l'étranger

Pologne, Slovaquie, pays baltes : entre eu(ro)phorie et choix de raison Le 1er janvier 2015, la Lettonie prenait pour la première fois, la présidence tournante de l'Union Européenne. Le pays letton a rejoint l'Union en 2004 mais ce n'est qu'en 2014 qu'il adopte la monnaie européenne. L'entrée d'un pays dans la zone euro en 2014 est plutôt étonnant, alors que la crise économique n'est toujours pas résolue depuis 2008. Et pourtant la Lettonie n'est pas le seul pays à être touché par l'europhilie. Parmi les pays europhiles ont compte ses deux voisins des pays baltes : l'Estonie et la Lituanie, mais aussi la Pologne et la Slovaquie...

Riga, capitale de la Lettonie, actuelle présidence du Conseil de l'Union européenne (1er janvier 2015 - 30 juin 2015)
Riga, capitale de la Lettonie, actuelle présidence du Conseil de l'Union européenne (1er janvier 2015 - 30 juin 2015)

Cette semaine, Cultures Monde s’intéresse à l’Europe. Nous fêterons samedi prochaine les 65 ans de la déclaration Schuman considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. D’une certaine manière, l’Union européenne est née de la Seconde Guerre Mondiale. Nous commémorerons également les 70 ans de la fin de ce conflit. France Culture vous proposera, d’ailleurs, une journée spéciale vendredi prochain autour de l’événement. Cultures Monde entame donc une série sur l’Europe : « L’Europe, fille du 8 mai ».

Ce mercredi 7 mai, les Britanniques sont appelés aux urnes et le score de Ukip, le parti d’extrême-droite de Nigel Farage, qui pourrait obtenir jusqu’à 14% des suffrages selon les derniers sondages, sera au centre de toutes les attentions. « De Londres à Athènes, le spectre d'une sortie de l'Union » : ce sera le sujet de l’émission de demain dans Cultures Monde.

Mercredi, on s’intéressera aux nouveaux candidats qui continuent de se presser aux portes de l’Europe.

Et jeudi, nous verrons que, malgré la crise qu’elle traverse, l’Union européenne continue de constituer un modèle à l’étranger, notamment pour l’Union africaine.

Mais d’abord, allons voir du côté de ces pays pour qui l’Union européenne a été synonyme de renaissance économique : la Pologne, la Slovaquie et les pays baltes…

Que ce soit pour le président slovaque Andrej Kiska, pour le ministre des finances estonien Jürgen Ligi, pour l’ambassadrice de lettonie en France Sanita Pavluta, ou encore pour l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski… l’Union Européenne a été – et reste aujourd’hui ! – un bienfait !

La Pologne est probablement l’un des pays les plus europhiles. On peut le comprendre, son économie se porte bien, c’est d’ailleurs le seul pays de l’Union européenne à avoir évité la récession depuis la crise de 2008, la croissance devrait être de 3 % cette année et les signes de prospérité sont visibles partout. Mais le sentiment pro-européen s’explique aussi par la crainte du voisin russe, une crainte ravivée par la crise ukrainienne…

Du côté des pays baltes, même constat : malgré une cure d’austérité sévère, Estoniens, Lettons et Lituaniens figurent parmi les populations les plus europhiles de l’Union. La Lituanie vient tout juste de rejoindre la zone euro, le 1er janvier dernier, et la Lettonie prend cette année la présidence tournante de l’Union européenne pour six mois. Un enjeu de taille pour l’ex-république soviétique qui compte bien tirer parti de sa position géographique pour jouer les médiateurs entre l’Europe et la zone d’influence russe…

Comment expliquer cette adhésion sans failles des derniers arrivés à l’heure où l’Europe n’a jamais autant douté d’elle-même ? Peut-on parler d’une véritable europhorie ou ne s’agit-il, pour la plupart de ces pays, que d’une adhésion de raison ?

La menace russe et la réussite économique suffisent-elles à expliquer ce sentiment pro-européen ? Qu’attendre de la présidence lettone au cours des six prochains moins ?

Et plus globalement : quel bilan – politique & économique - peut-on faire des élargissements successifs (notamment l’élargissement à l’Est de 2004) !?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Intervenants
  • historien et politologue, directeur de recherche au CERI Sciences-Po
  • agrégé de Géographie, maitre de conférences à Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, au sein de l’institut d’Etudes culturelles et internationales, spécialiste de l’espace baltique.
  • sociologue, journaliste polonaise à l’Université de Varsovie
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