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L’Europe fille du 8 mai (2/4) - De Londres à Athènes, le spectre d'une sortie de l'Union

49 min
À retrouver dans l'émission

L’Europe fille du 8 mai Lundi : Pologne, Slovaquie, pays baltes : entre eu(ro)phorie et choix de raisonMardi : De Londres à Athènes, le spectre d'une sortie de l'Union Mercredi : Aux portes de l'Europe en crise, les nouveaux candidats Jeudi : Le modèle européen vu de l'étranger

Après avoir vu Lundi les pays baltes mais aussi la Pologne et la Slovaquie, pays ouvertement europhiles - nous parlions même d' "europhorie" - nous nous intéressons ce matin aux pays où la perspective d'une sortie de l'union est envisagée par certaines personnalités politiques: Royaume-Uni en tête, alors que les élections législatives du 7 mai prochain s'annoncent très serrées.

En janvier 2015, David Cameron avait annoncé être prêt à avancer le référendum prévu sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE
En janvier 2015, David Cameron avait annoncé être prêt à avancer le référendum prévu sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE Crédits : Guillaume Paumier

A la veille des élections législatives en Grande Bretagne, le 7 mai, une question occupe tous les esprits : quel score feraUKIP, la formation europhobe, actuellement créditée de 15 % des voix ? Le parti de Nigel Farage, qui se contentait jusque-là de 3% des voix aux élections nationales, est en passe de déstabiliser pour de bon l’Union européenne. En effet, le parti souverainiste a fait de l’Union un thème de campagne de premier plan, s’attaquant sans relâche au projet européen, obligeant le premier ministre David Cameron à répondre à cet euroscepticisme croissant.

Sentant le vent de l’euroscepticisme se répandre, David Cameron a lancé une stratégie pour séduire les électeurs europhobes notamment en promettant, dans le cas où il serait réélu, un grand référendum en 2017 sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne… On comprend cette posture dans un contexte où les eurosceptiques et les voix qui souhaitent une sortie de l’UE s’élèvent de plus en plus fermement : 63 % des Britanniques se disent d’ailleurs eurosceptiques, selon un rapport publié le 26 mars par NatCen Social Research. Tandis que certains ne souhaitent que limiter les pouvoirs de l’Union, un tiers des personnes interrogées déclare toutefois n'avoir aucun doute sur la volonté de quitter l'UE une proportion jamais atteinte depuis 1985.

De surcroit, ce qu’on constate, c’est que cette vague de défiance ne touche pas uniquement le Royaume-Uni, mais déferle sur le continent du nord au Sud, de la Grèce à la Finlande. Comment comprendre les différentes composantes de l’euroscepticisme?. Face à cette impasse, des compromis entre les Etats et l’Union peuvent-ils sauver les choses ? Allons-nous vers une sortie de l’Union européenne de certains d’entre eux (les fameux scenario « Grexit » & « Brexit » sont régulièrement évoqués).

Pour comprendre la menace qui pèse sur l’intégrité de l’Union européenne nous irons à Athènes retrouver le journaliste Pavlos Kapantais.

Puis du côté de la Finlande suite aux dernières élections législatives avec Louis Clerc, maître de conférence de l’Université de Turku.

Mais d’abord, intéressons-nous à l’impact que pourrait avoir les prochaines élections législatives du Royaume-Uni avec Nicolas Sowels en studio.

Une émission préparée par Clémence Allezard & Camille Humbert

Intervenants
  • politologue, maître de conférences à l’université de Turku (Finlande)
  • journaliste à Athènes
  • maître de conférences à Paris 1 et spécialiste des économies anglophones.
L'équipe
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