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Pancarte contre le TAFTA lors de la visite d'Obama en Allemagne (avril 2016)
Épisode 2 :

Les Etats-Unis, référence ou anti-modèle pour l’Europe ?

51 min
À retrouver dans l'émission

En Europe, les Etats-Unis inspirent la fascination autant que le rejet : il suffit de voir l'engouement autour de la campagne présidentielle, et les diverses réactions autour du personnage de Donald Trump. Comment se traduisent ces représentations paradoxales ? Et d'où viennent-elles ?

Pancarte contre le TAFTA lors de la visite d'Obama en Allemagne (avril 2016)
Pancarte contre le TAFTA lors de la visite d'Obama en Allemagne (avril 2016) Crédits : Kai Pfaffenbach - Reuters

Depuis le début des primaires et comme à chaque grande élection américaine, la France, comme le reste du monde, est suspendue aux rebondissements de la campagne présidentielle, qui devrait déboucher en novembre sur un duel entre Donald Trump et Hillary Clinton. Les médias européens ont suivi avec passion ces derniers mois la percée inattendue de Bernie Sanders, finalement battu par l’ancienne secrétaire d’Etat, et les déclarations tonitruantes de Donald Trump, relayant sans faillir les grands meetings, les succès inédits et les grosses déconvenues. Aucune autre élection présidentielle étrangère ne bénéficie d’une telle couverture médiatique et c’est bien le signe de cette influence apparemment intacte que les Etats-Unis exercent sur les autres puissances.

La relation de l’Europe aux Etats-Unis a toujours été faite de hauts et de bas, entre une forte montée de l’anti-américanisme pendant les années Bush et une véritable « Obamania » lors de l’élection du premier candidat afro-américain en 2008. Les tensions semblaient alors s’être apaisées, mais le vice-président Joe Biden confiait la semaine dernière qu’il redoutait une résurgence du sentiment anti-américain à cause des propositions de politique étrangère de Donald Trump.

Alors, le départ d’Obama pourrait-il relancer les critiques à l’égard d’une Amérique en perte d’influence sur le plan géopolitique et dont l’interventionnisme est de moins en moins toléré par ses alliés européens ? Les Etats-Unis peuvent-ils compter sur leur soft power pour conserver leur rôle de leader, défenseur de la liberté et de la démocratie ? « Nous n’avons qu’à apprendre aux enfants allemands à jouer au baseball. Ils comprendront alors le sens de la démocratie » aurait déclaré un général américain à Berlin à l’automne 1945.

Les industries culturelles continuent-elles de relayer une forme de propagande gouvernementale visant à promouvoir l’image des Etats-Unis à l’étranger ? Quels sont aujourd’hui encore les vestiges de l’anti-américanisme des années 2000 ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Intervenants
  • historien, directeur de recherche associé à l'IRIS, enseignant à Sciences Po-Paris
  • Professeur émérite de civilisation américaine à l'Université Paris Ouest Nanterre
  • Ecrivain
L'équipe
Production
Réalisation
Production déléguée
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