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Attentat des Brigades Rouges contre Aldo Moro dans lequel ses gardes du corps ont été tués, Via Fani à Milan.
Épisode 1 :

Des années de plomb au Bataclan : après la terreur

58 min
À retrouver dans l'émission

Quarante ans après les années de plomb, l'Italie panse à peine ses blessures. Comment ce pays est-il parvenu à surmonter la période ayant suivi les années de plombs ? Quelles similarités avec les attaques qui ont touché la France l'an dernier?

Attentat des Brigades Rouges contre Aldo Moro dans lequel ses gardes du corps ont été tués, Via Fani à Milan.
Attentat des Brigades Rouges contre Aldo Moro dans lequel ses gardes du corps ont été tués, Via Fani à Milan. Crédits : Leemage - AFP

A 10 h 25, le 2 aout 1980, une bombe déposée dans une salle d’attente de la gare de Bologne fait 85 morts et plus de 200 blessés, l’attaque terroriste, commise par un groupe d’extrême droite, la plus meurtrières des années de plomb. A partir de la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980, la péninsule italienne a été le théâtre de toute une série de violences. Des attentats meurtriers : contre la banque de Milan en décembre 1969, à Rome également la séquestration, puis finalement l’exécution du chef du Conseil italien, Aldo Moro en 1978, les violences étant le fait de groupe d’extrême droite mais aussi d’extrême gauche.

Des centaines d’attentats, pour un bilan – qui varie selon les sources - de 491 morts entre 1969 et 1987, un passé traumatique que l’on n’oublie pas, mais que l’on commence à comprendre et même peut être à pardonner.

Le 9 mai 2009, l’ancien président de la République Giorgio Napolitano réunissait deux veuves : La première est la femme d’un commissaire assassiné en 1972 par les brigades rouges, Luigi Calabresi. L’autre est la femme de Guiseppe Pinelli, un anarchiste accusé d’avoir commis un attentat en 1969 retrouvé mort dans la cour de l’hôtel de police de Milan dans des circonstances obscures. Un geste symbolique auquel a tenu ce président Giorgio Napolitano qui a quitté le poste en 2015 et qui, pendant les années 80, appartenait au PCI, le parti communiste Italien.

Reconnaître la souffrance des familles, proposer une « approche équilibrée et partagée du terrorisme » -selon les mots de l’ancien président-, sans oublier, refouler, nier. Quarante ans plus tard, les plaies se referment en Italie mais restent fragiles.

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Quoi de commun entre l’expérience italienne et le terrorisme islamiste qui a touché la France ces dernières années? Comment vivre ensemble malgré les morts qui nous séparent ? Le terrorisme italien des années 70-80 a-t-il des similarités avec le terrorisme islamique auquel nous faisons face aujourd’hui? En terme de stratégie, de méthode , d’objectifs ?

Une émission préparée par Samuel Bernard.

Chroniques
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5 min
Le Tour du monde des idées
Trump : la fin de l'ordre libéral d'après-guerre ?
Intervenants
  • professeur d’histoire et de sociologie politique, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris.
  • Anthropologue chargé de recherche au CNRS, en affectation au Centre Jacques Berque, spécialiste des sociétés musulmanes en Afrique du Nord.
  • doctorante à l’EHESS et directrice du cabinet de conseil Sociologiks, spécialiste de la radicalisation en milieu carcéral.
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