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Le retour de la question d'Orient (2/4) - Turquie : le tabou arménien & la nostalgie de la grandeur impériale

51 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine dans CulturesMonde: Comment - et en quoi - la chute de l’empire Ottoman est redevenue – depuis « les printemps arabes » - le moteur des conflits au Moyen-Orient?Ce matin, alors que se préparent les commémorations du génocide arménien, nous débattons avec Ahmet Insel du tabou arménien et la nostalgie de la grandeur impériale ottomane en Turquie...

Le retour de la "question d'Orient"
lundi: Israël-Palestine : La promesse d’un Etat

mardi: Turquie : le tabou arménien & la nostalgie de la grandeur impériale

mercredi: « Briser la frontière Sykes-Picot » ou la revanche de l’histoire

jeudi: Echapper à l’influence occidentale

Depuis plus de 12 ans, l’homme fort de la République de Turquie s’accapare le pouvoir.

Devenu premier ministre en 2003, le chef de l’AKP a été élu président fin 2014 -devenant ainsi le premier locataire d’un nouveau palais présidentiel flambant neuf, de plus de 200.000 m2, un peu plus petit que le palais de Topkapı qui servait de résidence des sultans ottoman…

Et alors que les arméniens s’apprêtent à commémorer le centenaire du début du génocide arménien le président Erdogan multiplie les provocations.

Refusant de se rendre à Erevan, et préférant célébrer le 100ème anniversaire de la campagne de Gallipoli (qui opposa l'Empire ottoman aux troupes franco-britanniques dans les Dardanelles ( 25 avril 1915 - 9 janvier 1916), un des grands succès ottomans durant la WW1, qui marqua aussi le début de l'ascension de Mustafa Kemal, acteur central de la guerre d'indépendance et futur premier président du pays qui émergea qq années plus tard (en 1923).

Une provocation inacceptable pour les arméniens lorsqu’on sait que, au même moment, les 2/3 des Arméniens vivant sur le territoire actuel de la Turquie périssaient au cours de déportations, famines et autres violences de grande ampleur, faisant, selon certains chiffres, près de 1,5 millions de victimes.

Serge Sarkissian avait alors dénoncé une manœuvre politique, une "intention grossière de détourner l'attention de la communauté internationale de la commémoration du centenaire du génocide arménien".

Cette affaire illustre cette incapacité, pour Ankara, de reconnaître, un siècle plus tard, les massacres commis dans les dernières années de l'histoire de l’Empire ottoman alors même que, de fait, ceux-ci se sont déroulés avant même la naissance de la Turquie moderne (1923). Comme si, d’une certaine manière, Erdogan se faisait aussi le garant de cette ère pré-républicaine.

Pourquoi cet épisode de l’histoire turque peine-t-il encore à être abordé aujourd’hui ? Qu’est-ce que ce tabou nous apprend des fondations de la République turque, née sur les ruines de l’empire ottoman ?

Y’a-t-il aujourd’hui, en Turquie, le retour d’une certaine nostalgie ottomane ? Comment ce néo-ottamnisme - porté et défendu par le président Erdogan lui-même - se traduit-il ?

Autre dossier dont nous parlerons : les kurdes…

Lors de la fête de Nerouz, qui célèbre le Nouvel An, les manifestants kurdes ont réclamé encore davantage de reconnaissance de leurs droits, même si beaucoup de progrès ont été effectués ces dernières années.

Se dirige-t-on vers un règlement de la « question kurde » dont les affrontements armés ont fait plus de 40 000 mors depuis 1984 ? A trois mois des élections législatives du 7 juin, ces avancées peuvent-elles

renforcer la légitimité de l’AKP dans les urnes ? Ou, au contraire, l’affaiblir ?

Le Fantôme arménien, bande dessinée de Guillaume Perrier, Laure Marchand, Thomas Azuélos, éditions Futuropolis
Le Fantôme arménien, bande dessinée de Guillaume Perrier, Laure Marchand, Thomas Azuélos, éditions Futuropolis Crédits : Radio France

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Intervenants
  • Professeur retraité de l’université de Galatasaray à Istanbul, éditeur
  • universitaire, éditorialiste pour le quotidien Yeni Safak
  • maître de conférences à l'Université Suleyman Sah, au département des Relations Internationales.
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