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Des militaires burundais à Mogadiscio en mai 2012 dans le cadre de l'AMISOM
Épisode 4 :

Sécurité : la coopération régionale en marche

51 min
À retrouver dans l'émission

Il y a 15 ans encore 35 pays sur les 53 d'alors connaissaient une situation de conflit. Ils sont moins nombreux aujourd'hui, mais plus diffus. Quelle place pour la coopération face à ces changements ?

Des militaires burundais à Mogadiscio en mai 2012 dans le cadre de l'AMISOM
Des militaires burundais à Mogadiscio en mai 2012 dans le cadre de l'AMISOM Crédits : Omar Feisal - Reuters

Le tournant africain de l’autonomisation, à la fois politique, économique et diplomatique coïncide aussi avec un tournant sécuritaire pour une partie des pays d’Afrique avec la menace permanente de groupes armés terroristes, très visible depuis l’intervention française au Mali en 2012. « Une riposte globale contre le terrorisme » C'est ce à quoi le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki Moon a appelé dimanche dernier alors qu'il était en visite au Burkina Faso.

Comme en réponse, le lendemain lundi le Mali réinstaurait pour dix jours l'Etat d'urgence qu'il venait pourtant de lever légalement jeudi dernier. Une péripétie qui pose question.

Sylvie Brunel le rappelait hier, il faut constater que l’Afrique n’a jamais été aussi peu en conflit. Ces conflits sont moindres aujourd'hui, de moindre intensité, mais plus diffus et difficiles à quantifier. La menace a changé et les derniers mois l'ont illustré durement pour l'Afrique de l'Ouest : Bamako, 20 morts en novembre une semaine après les attentats de Paris, Ouagadougou au Burkina Faso le 15 janvier, 31 morts... Et puis, désagréable coïncidence, 4 mois après ceux de Paris : les attentats de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, un complexe hôtelier près d’Abdijan… 3 capitales de 3 grands pays africains touchées par des attaques de grande ampleur.

Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso : 3 pays avec le Tchad et la Mauritanie qui font partie du « G5 » sahélien, une coordination des forces de sécurité en vue de lutter contre le terrorisme : dialectique entre souveraineté et nécessaire coopération face à une menace nouvelle, assez classique en Europe.

La menace est inédite, et les commanditaires sont variés : AQMI en Côte d’Ivoire ou au Mali, Boko Haram au Nigeria, Cameroun, Tchad et Niger, sans compter un troisième groupe qui monte, le Front de Libération du Macina avec une double revendication à Ouagadougou.

Et puis quelle place pour la coopération effective ? Il y a les perspectives au Sahel, mais aussi un cas d’école avec l’AMISOM, la Force de l’Union Africaine en Somalie depuis 2007 contre les Shebabs : 9 ans de présence qui devraient prendre fin cette année.

Une émission préparée par Antoine Dhulster et présentée par Xavier Martinet.

Intervenants
  • spécialiste des questions de sécurité et de défense en Afrique, enseignant à l'IRIS Sup et chercheur associé à l'IRIS
  • Coordonnateur du « West Africa Network for Peacebuilding »
  • Chercheur au CNRS et au Centre de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po, spécialiste des conflits armés en Afrique centrale
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
Production déléguée
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