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Un agriculteur dans ses champs en Afrique du Sud
Épisode 4 :

Tanzanie, Cameroun, Nigéria : de l’agriculture vivrière à l’agrobusiness

49 min
À retrouver dans l'émission

Quels sont les enjeux d'une transition agricole « à l’africaine », permettant de passer d'une agriculture vivrière de subsistance à une agriculture assurant l'auto-suffisance alimentaire et tournée vers les exportations en s'articulant autour de véritables filières agro-alimentaires ?

Un agriculteur dans ses champs en Afrique du Sud
Un agriculteur dans ses champs en Afrique du Sud

Au Nigéria, le manque cruel d’usines de transformation des matières agricoles aboutit à ce paradoxe : le pays est le deuxième producteur de tomates du continent mais il importe chaque année 300 000 tonnes de concentré de tomates en provenance d’Asie. Selon la Banque centrale du Nigeria, la moitié de la production nigériane de tomates pourrit même chaque année à cause du manque de capacité de stockage et d'accès aux points de vente.

Un paradoxe qui pourrait être bientôt résolu puisque l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote vient d’inaugurer la plus grande usine de transformation de tomates du continent dans l’état de Kano, au nord du Nigéria. Cette installation, grande comme 10 terrains de foot, a été construite à proximité de 17 000 hectares de champs irriguées et vise une production de 430 000 tonnes de concentré de tomates par an.

Le Nigéria n’est pas le seul pays du continent concerné. La plupart des pays africains disposent de ressources naturelles abondantes mais ont des difficultés à les cultiver et, surtout, à les transformer pour répondre à la demande urbaine croissante. En cause : le manque d’investissements mais aussi la fragmentation des parcelles, la fragilité des politiques publiques et la concurrence des produits importés.

En Afrique, l’agriculture représente pourtant 65 % de l’emploi et 75 % du commerce intérieur. Le potentiel de croissance est considérable et les avantages multiples : l’agro-business est non seulement un vecteur de croissance mais il pourrait également permettre d’assurer l’autosuffisance alimentaire du continent. Une préoccupation majeure après la crise alimentaire de 2008 qui avait provoqué des émeutes un peu partout sur le continent. Mais de nombreuses voix s’élèvent pourtant pour dénoncer l’exportation d’un modèle occidental capitaliste qui empêcherait une transition agricole « à l’africaine ».

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Alors, faut-il promouvoir une intensification des cultures ou défendre au contraire l’agriculture vivrière, très largement dominante en Afrique ? L’agro-business est-il un vecteur de croissance ou le simple relai de l’idéologie productiviste ? Les deux modèles peuvent-ils ou doivent-ils exister en parallèle ? Comment les petits producteurs africains ont-ils accès au marché ? La transformation des matières premières est-elle accaparée par les grandes multinationales ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny et Audrey Rameau.

Intervenants
  • professeur de géographie à l’Université Toulouse 2-Jean Jaurès, spécialiste de la paysannerie et des filières agricoles en Afrique
  • économiste au CIRAD (Centre de coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement), chercheur de l’Unité Mixte de Recherche (UMR) « Innovation et développement dans l'agriculture et l'agro-alimentaire ».
  • fondateur du cabinet de conseil en investissements durables Bwamanga, une société qui investit dans l’agrobusiness en Afrique de l’Ouest, en particulier au Nigéria et au Ghana
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