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LES ROUTES DU DIAMANT - 4/4 - Les diamants du sang

50 min
À retrouver dans l'émission

La nature est capricieuse : elle a enfoui en Afrique les plus importants gisements diamantifères. C’est en Afrique que se trouve le 1er producteur mondial de diamant : le Botswana.

C’est en Afrique du Sud qu’est née la De Beers qui, pendant presque un siècle a régné sans partage sur l’extraction du diamant au point de contrôler jusque récemment 90% de la production. (On en parlait hier)La De Beers qui a tout de même de beaux restes puisqu’elle assure encore à elle seule 40% des livraisons. Et puis, c’est en République démocratique du Congo , ce pays continent, que se trouverait 1/3 des réserves de diamant. Sans compter les mines de Sierra Leone , d’où sortent quelques unes des plus belles gemmes du monde, celles de Côte d’Ivoire ou encore d’Angola .

Des pays dont le nom seul évoque des guerres civiles, des massacres. Des conflits où le diamant à joué un rôle très important, puisqu’il a souvent servi de monnaie d’échange pour financer directement des groupes armés.C’est ce qu’on appelle les « Diamants du sang » . Et pour une fois, la communauté internationale mais aussi toute la filière du diamant s’est mobilisée au début des années 2000 pour arrêter le massacre.

Le « processus de Kimberley » est donc un effort collectif qui devait mettre hors-la-loi ces fameux diamants du sang. 10 ans plus tard, ce « processus de Kimberley » semble en crise ou du moins en panne.

C’est tout l’objet de cette émission de comprendre pourquoi.

On en parle avec :

- Thierry Vircoulon , chercheur associé au programme depuis le 1er janvier 2009. Il est directeur du programme Afrique centrale d'International Crisis Group.

- Michel Yoboué, Coordinateur du GRPIE (Groupe de Recherche et de Plaidoyer sur les Industries Extractives) à Abidjan

- Olivier Vallée, économiste et consultant international sur l'évaluation du processus de Kimberley

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