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Les villes meurent aussi (1/4) - Homs, Kobané, Sarajevo: villes martyres

49 min
À retrouver dans l'émission

Que ce soit le fait de la folie meurtrière des hommes, du déclin économique, de désastres naturels ou nucléaires ou encore de la folie, cette fois, des grandeurs...

Les villes meurent aussi
lundi: Homs, Kobané, Sarajevo: villes martyres

mardi: RIP Detroit: villes en déclin

mercredi:De la catastrophe au silence: les villes fantômes

jeudi: Quand la vieille ville s'efface

Le fameux violoncelliste de la bibliothèque de Sarajevo, dans  Sarajevo assiégée
Le fameux violoncelliste de la bibliothèque de Sarajevo, dans Sarajevo assiégée Crédits : Mikhail Evstafiev

Qu’est-ce qu’une ville martyre ?

En France, on pense à Oradour sur Glane…. Ailleurs, on peut penser à Hiroshima, à Nagasaki, à Groznyï en Tchétchénie, à Gaza, bien sûr et puis aussi à Beyrouth, à Sarajevo, villes dont on parlera notamment avec notre invitée Bénédicte Tratjnek

On pense aussi évidemment, en ce moment, à l’acharnement contre les villes syriennes du régime de Bachar Al Assad à Homs, « cœur battant de la rébellion », pour paraphraser notre autre invité, Jean-Pierre Perrin , mais aussi Alep dont on parle peu... et bien sûr Kobané, « la » ville-martyre, sur lesquels tous les regards étaient braqués début Octobre, la ville emblème de la résistance kurde sur laquelle flottent désormais les drapeaux noirs de la défaite, de l’impuissance des combattants kurdes et de la communauté internationale, ceux bien sûr des djihadistes de Daesh… nous retrouverons Delphine Minoui , depuis Le Caire, qui s’est rendue à la frontière turco-syrienne le mois dernier…

Nous parlerons de villes martyres donc, mais de villes surtout que l’on veut annihiler, pour ce qu’elles sont, ce qu’elles incarnent…de villes dont on veut en quelque sorte détruire l’essence même…

Alors qu’est-ce qui tue la ville ? Pourquoi d’ailleurs tuer la ville, pourquoi cette « haine monumentale » [expression de François Chaslin] ? Pour punir un peuple rebelle, le faire taire, le faire fuir ? Qu’est-ce qu’une ville-martyre, outre une expression « choc » et évocatrice pour le plus grand nombre ? Quelle est l’intention des « assassins de la ville »…est-ce que l’on recherche l’anéantissement pur et simple du bâti, des murs, des quartiers ou cherche-t-on plutôt à purifier, à « nettoyer » la dissidence, la différence peut-être… homogénéiser finalement la population ? "

Bénédicte Tratjnek tient un blog formidablement riche d'informations que nous vous invitons à consulter en cliquant [ici](http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.fr/2008/10/la-notion-durbicide-dimensions.html "Blog "Géographie de la ville en guerre"").

Vous pouvez évidemment retrouver tous les articles de Jean-Pierre Perrin sur le site du quotidien Libération.

Une émisison préparée par Clémence Allezard.

Intervenants
  • grand reporter à Libération
  • correspondante à Istanbul du Figaro.
  • Agrégée de géographie, professeure au lycée Garnier à Chambéry et au département de géographie de l’université Savoie Mont-Blanc, auteure du blog Géographie de la ville en guerre.
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