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Départ de l'astronaute française Thomas Pesquet, du russe  Oleg Novitsky et de l'américain Peggy Whitson à bord du vaisseau Soyouz vers la station spatiale internationale, 18 novembre 2016.
Épisode 6 :

De la Syrie à la guerre des étoiles : l’incontournable Russie

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce matin, nous recevons Jean-Pierre Perrin qui nous parlera du patrimoine menacé en Afghanistan et en Syrie. En seconde partie, nous reviendrons sur le départ du vaisseau russe Soyouz vers la Station spatiale internationale et sur cette collaboration russe avec les Américains et les Européens.

Départ de l'astronaute française Thomas Pesquet, du russe  Oleg Novitsky et de l'américain Peggy Whitson à bord du vaisseau Soyouz vers la station spatiale internationale, 18 novembre 2016.
Départ de l'astronaute française Thomas Pesquet, du russe Oleg Novitsky et de l'américain Peggy Whitson à bord du vaisseau Soyouz vers la station spatiale internationale, 18 novembre 2016. Crédits : Kirill Kudryavtev - AFP

Hier soir, l’astronaute français Thomas Pesquet s’est envolé aux côtés d’une américaine, Peggy Whitson et du cosmonaute russe Oleg Novitsky. Pour cette mission, ils ont emprunté la fusée russe Soyouz. Depuis l’arrêt de la navette américaine en 2011, c’est le seul moyen de se rendre sur la station spatiale internationale.

Depuis que la Russie est entré dans le programme en 1993, a la faveur de la dislocation du bloc soviétique et de la fin de la guerre froide ; le pas de tir du cosmodrome de Baïkonour n’a pas tellement changé, le lanceur non plus, c'est d’ailleurs sa simplicité qui explique sa fiabilité et son succès.

En revanche, à l’époque, l’assemblage de la station spatiale internationale s’était faite essentiellement grâce à l’envoi de centaines de tonnes de matériels acheminé essentiellement par la navette américaine, le lanceur russe n’ayant effectué que quelques vols.

Bref, en l’espace d’une vingtaine d’années, et malgré des moyens financiers supérieurs du côté américain, les russes sont parvenus à se rendre incontournables.

Et si la géopolitique de l’espace était à l’image des relations internationales ? Est-ce que la politique spatiale russe n’est pas à l’image de sa diplomatie : assez peu de moyens engagés mais une forte capacité de blocage ? Et d’ailleurs, que représente le secteur spatial dans la projection de la puissance russe à l’extérieur de ses frontières ? Et quid des USA ? Doit-en, dans le domaine, attendre des évolutions avec l’arrivée de Donald Trump dont la posture de repli inquiète ?

Une émission préparée Tiphaine de Rocquigny et Samuel Bernard.

Chroniques

11H53
5 min

Le Tour du monde des idées

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Intervenants
  • géographe, directrice de recherches CNRS Centre Alexandre Koyré, spécialiste des questions de géopolitique de l'espace et des politiques spatiales.
  • Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste de l’espace
  • Ex-reporter de guerre au journal Libération et auteur d'un ouvrage intitulé "Menaces sur la mémoire de l'humanité".
  • correspondant diplomatique du Monde
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