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Vingt mille lieux sous la terre : voyage dans l’enfer minier (3/4) - L’éternel retour de l’exploitation minière : une aberration

50 min
À retrouver dans l'émission

Sylvie Cornot-Gandolphe
Sylvie Cornot-Gandolphe Crédits : Radio France

Depuis quelques années, avec l’augmentation du prix du baril de pétrole et la baisse du prix de la houille, certains pays ont décidé de rouvrir leurs mines de charbon. Il faut dire que, alors qu’on croyait le charbon désuet et qu’il apparaissait comme une source d’énergie d’un autre temps les chiffres nous montrent que sa consommation mondiale ne cesse d’augmenter.

En effet, la consommation globale de houille a cru de 5.4% en 2011, elle a plus que doublé en 30 ans et devrait continuer à augmenter ce qui fait du charbon le carburant fossile qui connait la plus forte croissance, à croire que l’avenir appartient au charbon! Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’atmosphère lorsqu’on sait que sa combustion émet 35% de gaz carbonique en plus celle du pétrole. Alors comment comprendre ce retour du charbon? Quelles en sont les raisons? Peut-on réellement parler de « retour »?Où en sont les techniques de stockage du CO2 (et autres dioxyde de souffre et oxyde d’azote)? Ppeut-on raisonnablement envisager un « charbon propre »?

Au-delà du seul particulier du charbon, nous allons nous pencher sur l’activité minière qui a des effets néfastes sur l’environnement, la sante humaine et le tissu social des communautés installées a proximité des mines…Nous évoquerons le cas de ce projet de mine d’or en Roumanie (la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe) qui s’est heurté à une série de manifestations d’opposants dénonçant les impacts environnementaux (les 12 000 tonnes de cyanure par an nécessaires à cette exploitation minière, le déplacement de centaines de familles et la destruction partielle de quatre montagnes). Finalement, le gouvernement du Premier Ministre Victor Ponta a du faire marche arrière, preuve que, parfois, la raison peut l’emporter sur l’aberration écologique.

Puis, nous recevrons un épidémiologiste ,Jacques Gardon, à l'initiative d'un programme d’étude de l’impact des mines en Bolivie autour de la ville d’Oruro.

Intervenants
  • chercheuse associée au centre énergie de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI).
  • médecin épidémiologiste, directeur de recherche pour l'IRD en Bolivie.
  • journaliste roumain, membre d’Active Watch, organisation engagée contre le projet de mine d'or Rosia Montana.

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