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Des techniciens munis de tenues de radioprotection dites "Mururoa" s'affairent le 15 décembre 1999 à l'intérieur du bâtiment abritant le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, lors de la seconde révision décennale.

Dans les entrailles de Fessenheim : les vraies raisons d'un démantèlement retardé ?

59 min

Elle est la plus vieille, et pour beaucoup, dans cette logique imparable, elle doit fermer la première.

Des techniciens munis de tenues de radioprotection dites "Mururoa" s'affairent le 15 décembre 1999 à l'intérieur du bâtiment abritant le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, lors de la seconde révision décennale.
Des techniciens munis de tenues de radioprotection dites "Mururoa" s'affairent le 15 décembre 1999 à l'intérieur du bâtiment abritant le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, lors de la seconde révision décennale. Crédits : Damien Meyer - AFP

En partenariat avec Le Monde, retrouvez chaque jour les articles Planète et Sciences dans le quotidien et sur LeMonde.fr

La centrale nucléaire de Fessenheim agite l’opinion publique depuis des années, en France et outre-Rhin, et occupe régulièrement les débats. Sa fermeture devait avoir lieu en 2016, mais pour l’heure, rien à l’horizon ne semble augurer de ce sort définitif… Les discussions au sommet, entre EDF et les responsables politiques, offrent plutôt l’image d’un vaudeville où chacun joue son jeu et où le temps file !

Alors pour mieux comprendre les vraies raisons de ce démantèlement retardé, et savoir si, pour reprendre la phrase d’un de nos invités, « le nucléaire est une horreur, une aubaine, un crime, un moyen d’apporter l’électricité salvatrice indispensable à la vie quotidienne et à l’économie ? », entrons dans les entrailles de Fessenheim, en compagnie de Sylvestre Huet, journaliste scientifique, auteur avec le photographe Eric Dexheimer du livre Fessenheim : visible, invisible paru aux éditions Loco et Jacques Repussard, ancien directeur de l’IRSN.

Et puis en seconde partie d’émission, vers 16h45, en partenariat avec le service Planète-Science du Monde, « Les Echos de la terre » reviendront sur l’enquête de la journaliste Stéphane Horel intitulée « Cancers au travail : Bruxelles complice de l'industrie ». Un nouveau volet de la guerre des lobbys dans le domaine de la santé, que nous analyserons avec Stéphane Horel et Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Inserm.

Les phrases de nos invités

Sylvestre Huet : "la perversion de la Cité commence par la fraude des mots" qui s'applique très bien à cette époque de "post-vérités" et de "faits alternatifs" (Platon)

Jacques Repussard : "Pour prévenir le mieux possible les risques majeurs, il est nécessaire de faire l'effort d'imaginer l'inimaginable."

Les liens pour en savoir plus

Le blog de Sylvestre Huet, journaliste spécialisé en sciences depuis 1986

L' Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) assure, au nom de l'État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l'environnement des risques liés à l'utilisation du nucléaire.Elle contribue aussi à l'information des citoyens.

Le dossier sur la centrale nucléaire de Fessenheim de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)

Pour en savoir plus sur l’IRSN qui est l’expert public en matière de recherche et d’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques.

Chaque année, l’IRSN publie le Baromètre, une étude sur la perception par les Français des risques et de la sécurité, établie à partir d’une enquête. Cette édition 2016 enregistre une nouvelle fois les mouvements de l’opinion, en France, sur les questions relatives aux préoccupations sociales et environnementales, à l’expertise scientifique et technique, aux situations à risques, incluant celles découlant de l’usage civil du nucléaire.

L’association Stop Fessenheim. Stop Fessenheim est une association créée en octobre 2005 après avoir fonctionné un an et demi sous forme de collectif. Son but est la défense concrète du droit des citoyens à sauvegarder leur vie, leur santé et la viabilité de la terre où ils vivent contre le danger potentiel de pollution radioactive et d'accident nucléaire que représente la poursuite d'exploitation de la centrale de Fessenheim.

La Centrale de Fessenheim : l'enfumage d'EDF qui retarde encore la fermeture. En subordonnant la fermeture de Fessenheim à la prolongation de trois ans du chantier de l’EPR de Flamanville et au redémarrage du réacteur nucléaire numéro 2 de la centrale de Paluel, EDF fait un tour de passe-passe qui lui permet de repousser encore l’échéance de l’indispensable fermeture de la plus vieille centrale du parc nucléaire français. Greenpeace le 30/01/2017

L'association Réseau Sortir du nucléaire réunit toutes les personnes qui souhaitent exprimer leur volonté d’une sortie du nucléaire.

Le dossier sur Fessenheim de l’association « Sortir du nucléaire »

La CRIIRAD - Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl

Revue du web de l'environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Le Plus et le Moins de la semaine

Le Moins de la semaine : Perturbateurs endocriniens : nouvel échec de la Commission européenne

On attendait depuis plusieurs semaines une nouvelle définition et de nouvelles mesures pour la protection des populations contre les perturbateurs endocriniens. Mais ce fut encore un échec pour la Commission européenne : c’est le quatrième depuis juin 2016. Plusieurs problèmes dans ce vote entre en ligne de compte : la question des lobbys, la complexité de la définition de ces perturbateurs, l’interdiction (ou non) des pesticides

Photographie prise le 6 novembre 2008, montrant le Bâtiment Berlaymont faisant partie de la Commission Européenne à Bruxelles.
Photographie prise le 6 novembre 2008, montrant le Bâtiment Berlaymont faisant partie de la Commission Européenne à Bruxelles. Crédits : Dominique Faget - AFP

La mise en place de cette définition permettrait au public de mieux connaître ces perturbateurs dangereux pour la santé et d’être mieux informés des problèmes qu’ils causent. Ainsi, le marché pourra être réglementé et encadré. Le coût sanitaire est estimé entre 150 et 260 milliards d’euros pour la société européenne actuellement. Ces échecs ralentissent les mesures de précaution et de réglementation qui devrait être appliquées.

Le Plus de la semaine : Territoires à énergie positive : plus de 150 nouveaux signataires

La Convention de Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) a atteint plus de 500 signatures, venant de plus de 500 territoires, s’engageant à une transition énergétique. En signant cette convention, ces territoires vont bénéficier d’un fonds débloqué par le Ministère de l’Environnement de 750 millions d’euros sur trois ans.

Ségolène Royal, ministre de l'Environnement en train de sourire à côté d'un agneau au Salon de l'Agriculture de Paris, le 26 février 2017.
Ségolène Royal, ministre de l'Environnement en train de sourire à côté d'un agneau au Salon de l'Agriculture de Paris, le 26 février 2017. Crédits : Joel Saget - AFP

Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a également annoncé que 3 500 véhicules électriques avaient été acquis dans ces territoires. De nombreux bâtiments publics sont rénovés et en cours de rénovation pour coller aux attentes écologiques de la convention. Il s’agit d’une prise de conscience écologique à l’échelle politique, mais également à l’échelle locale par l’installation de cette convention : des coins nature, des potagers, des ruches sont mis en place. Il s’agit d’amener d’ici 2018 ces territoires à réduire la production de CO2 et de sensibiliser la population aux changements dans la ville.

  • Pour en savoir plus, c'est par ici.
Intervenants
  • journaliste scientifique, co-auteur avec Eric Dexheimer de « Fessenheim : visible / invisible », ed. Loco et du blog Sciences² sur le site du monde.fr
  • Journaliste au Monde, spécialisée environnement et santé
  • Sociologue de la santé, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), présidente de l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement.)
L'équipe
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