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Photo prise le 22 février dernier à Bourriot Bergonce qui montre des canards confinés dans une ferme  située à 10km de la zone de grippe.

Grippe aviaire : principe de précaution ou danger avéré, doit-on craindre une pandémie ?

58 min

Des souches, des volatiles, des hommes…, et la peur de voir ces virus passer la barrière et s’adapter à l’homme. Ainsi, depuis son émergence, en 2003, le H5N1 aurait fait 449 morts sur un total de 846 cas confirmés selon l’OMS, surtout en Asie du Sud-Est.

Photo prise le 22 février dernier à Bourriot Bergonce qui montre des canards confinés dans une ferme  située à 10km de la zone de grippe.
Photo prise le 22 février dernier à Bourriot Bergonce qui montre des canards confinés dans une ferme située à 10km de la zone de grippe. Crédits : Georges Gobet - AFP

En partenariat avec Le Monde, retrouvez chaque jour les articles Planète et Sciences dans le quotidien et sur LeMonde.fr

Extrêmement contagieuse et responsable de pertes économiques conséquentes, la grippe aviaire H5N8 a de nouveau fait parler d’elle, en France, dans le sud-ouest, depuis fin novembre, et a relancé les peurs…, comme le risque de transmission à l’homme. 24 pays d’Europe sont déjà touchés par cette épizootie, selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), et plus d’un million et demi de volatiles ont été abattus.Virus imprévisible, hôtes multiples, brassage génétique…, l’influenza de type A nous pousse à regarder autrement nos relations avec les animaux et les micro-organismes, et nous questionne sur les vraies bonnes solutions pour s’en prémunir.

Qu’en disent les scientifiques ? Du politique à l’éleveur, quelles précautions doit-on observer et quelles mesures doit-on appliquer ? A t-on tiré les leçons des épisodes précédents ? Est-on à l’aube de la mise en circulation d’un vaccin salvateur ? Doit-on craindre une pandémie ?

Sujet et questions posées aujourd'hui, sur France Culture, en direct du Salon de l’agriculture, depuis le stand de la MSA où Radio France a installé son studio (et où vous pouvez nous rejoindre), et nous sommes en compagnie de François Moutou, vétérinaire et épidémilogiste, auteur de Des épidémies, des animaux et des hommes (Le Pommier, 2017), Nadia Naffakh, directrice de recherche au CNRS, est responsable d'un groupe de l'Unité Génétique Moléculaire des Virus à ARN à l'Institut Pasteur de Paris et Anne Richard, directrice de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi) Organisme spécialisé dans le développement et la recherche appliquée avicole, cunicole, palmipède gras et gibier .

Et puis en seconde partie d’émission, dans « Les Echos de la terre », en partenariat avec le service « Planète-Sciences » du journal Le Monde, nous aurons le plaisir de recevoir deux membres de l’association Colibri, mouvement initié par Pierre Rabhi pour remettre l'écologie et l'humain au cœur des préoccupations citoyennes et politiques. pour parler de l'appel "Chant des Colibris" nous retrouverons Céline Morel, directrice de la communication chez Colibris, Gaël Faure, chanteur et compositeur engagé dans ce mouvement.Et l’association lance un appel qui a déjà recueilli quelques 60 000 signatures de citoyens, de personnalités, d'artistes et d'acteurs de la société civile. Le chant des Colibris, l'appel du monde de demain ! C’est le titre de cette campagne et c'est aussi une tournée avec des concerts et des conférences qui seront organisés dans six villes de France, de mars à juin 2017.

Les phrases de nos invité(e)s

François Moutou : «Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami : dans un monde entièrement fait pour l'homme, il se pourrait bien qu'il n'y eût pas non plus place pour l'homme.» Romain Gary

Nadia Naffakh : « Rien n’est aussi dangereux que la certitude d’avoir raison ». François Jacob

Anne Richard :« Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » (proverbe africain)

Les liens pour en savoir plus

« Progrom sanitaire » : Virus H5N8, 2 millions de morts. Billet d’humeur d’Alexandre Imbert, directeur des éditions Santé Port Royal, président de l’association Alliance pour la santé, qui dénonce le non-sens de l’abattage massif des canards dans le Sud-Ouest.ALTERNATIVE SANTE.FR, 02/02/2017

Un article : Grippe aviaire : Le système industriel enfin mis en cause. Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire pour « tromperie aggravée » afin de faire la lumière sur les sources de propagation du virus H5N8. La Confédération paysanne se félicite de cette décision qui va dans le sens de ce que nous affirmons depuis des mois : le système industriel, ultra-segmenté, est largement en cause dans cette crise ! L'industrialisation accrue de la filière dans une fuite en avant permanente conduit en ce moment à l'abattage de millions de palmipèdes et met en danger des centaines de paysannes et paysans. S'il ne fait aucun doute que les industriels s'en relèveront, ce ne pourra pas être le cas des éleveurs !CONFEDERATION PAYSANNE, 10.02.2017

Sur le site du Ministère de l'Agriculture vous pourrez suivre la propagation du virus dans les élevages et dans la faune sauvage. Situation au 24 février 2017 : 341 foyers H5N8 dans les élevages et 41 cas dans la faune sauvage confirmés et notifiés.

Toujours sur le site du Ministère de l'Agriculture vous pourrez avoir les informations concernant les zones réglementées H5N8, zones de protection et zones de surveillance.

Revue du web de l'environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Le Plus et le Moins de la semaine

Le Moins de la semaine : Le plus grand centre de soins pour les animaux sauvages est menacé de fermeture

Située à Languidic dans le Morbihan et fondée en 2007, l’association s’occupant des animaux sauvages blessés et nommée « Volée de piaf », ne reçoit plus de pensionnaires depuis le 11 février 2017. En cause : des moyens insuffisants à la gestion et aux soins de ces petites et grosses bêtes. Bien que des aides départementales, des dons d’associations et de particuliers soient envoyés au centre, les 50 000 euros nécessaires ne sont pas encore en possession de ce centre de soins.

Biches dans la réserve de la forêt de Rambouillet, le 31 juillet 2013.
Biches dans la réserve de la forêt de Rambouillet, le 31 juillet 2013. Crédits : Joel Saget - AFP

Le centre recueille et soigne les animaux sauvages blessés, avant de les réintroduire dans leur milieu naturel. Le centre est agréé défense de l’environnement, vigilance faune sauvage et reconnu d’intérêt général. Il s’agit également pour eux de faire de la prévention et de la sensibilisation aux problématiques animales et à l’influence de l’homme sur les animaux qui l’entourent. C'est une mauvaise nouvelle pour les animaux sauvages qui pouvaient profiter ainsi de soins, mais également d'une plus grande attention de la part des hommes.

Le Plus de la semaine : Valoriser l’eau de pluie des villes

Depuis la conférence Novatech 2016 qui s’est déroulée à Lyon l’année dernière et le forum récent du journal Libération, les journalistes, experts, sociologues et urbanistes se penchent sur la gestion des eaux et sur leurs valorisations au sein de la ville.

L’eau en ville, ce n’est pas que l’eau potable mais également les eaux déchets provenant de nos vaisselles, de nos lavages, mais également l’eau de pluie. D’abord cachées pour des raisons de sécurité et d’hygiène, elles ne sont pas gérées correctement par les espaces urbains ce qui peut amener, en cas de forte précipitation, à surcharger les réseaux d’évacuation, les stations d’épuration et à provoquer des inondations.

Photo prise le 08 novembre 2004 à la station d'épuration écologique des eaux usées de Honfleur, inaugurée le 05 novembre dernier.
Photo prise le 08 novembre 2004 à la station d'épuration écologique des eaux usées de Honfleur, inaugurée le 05 novembre dernier. Crédits : Mychèle Daniau - AFP

Il existe depuis quelques années en Chine des cités-éponges « Sponge cities », villes-pilotes qui réinterrogent leurs manières de gérer l’eau en ville. Il existe effectivement diverses solutions comme remettre les cours d’eau urbains à ciels ouverts, gérer la séparation de l’eau de pluie et de l’eau usée, etc. Au-delà des scientifiques, c’est également la population qui doit être sensibilisée à ce problème.

  • Pour plus d’informations, tournez-vous vers le site Aqueduc
Intervenants
  • vétérinaire, épidémiologiste et membre de la Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifère (SFEPM)
  • responsable d'un groupe de l'Unité Génétique Moléculaire des Virus à ARN à l'Institut Pasteur
  • directrice de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi)
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