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HA Schult, artiste allemand a créé des sculptures de formes humaines à partir de déchets (Place Réal- Barcelone  5 juin 2007)

Les déchets : notre mauvaise conscience !

57 min

Collecter, trier, traiter, recycler..., les déchets sont notre quotidien, pour le meilleur et pour le pire ! Un domaine en expansion qui a généré, au fil du temps, de nouvelles lois et réglementations, et qui nécessite un travail de sensibilisation dans le but de minimiser leur impact négatif.

HA Schult, artiste allemand a créé des sculptures de formes humaines à partir de déchets (Place Réal- Barcelone  5 juin 2007)
HA Schult, artiste allemand a créé des sculptures de formes humaines à partir de déchets (Place Réal- Barcelone 5 juin 2007) Crédits : Manuel Cohen - AFP

En partenariat avec Le Monde, retrouvez chaque jour les articles Planète et Sciences dans le quotidien et sur LeMonde.fr

Mais savons-nous vraiment ce que sont ces déchets aux multiples visages ? Du compostable et recyclable au déchet dangereux dont nous ne savons que faire, à quoi ressemble ce monde des déchets ? Quels en sont les dangers environnementaux et sanitaires ? N'est-il pas en passe de devenir la clé de voûte d'une nouvelle économie circulaire génératrice d'emplois ? Un monde zéro déchet reste t-il une belle utopie ?

Réponses avec Christian Duquennoi, ingénieur – chercheur à Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour environnement et agriculture), physicien, spécialiste de la valorisation des déchets, auteur de Les déchets du big bang à nos jours (éditions Quae) et Flore Berlingen directice de Zero Waste France , pour parler du livre Le scénario Zero Waste 2.0 (éditions Rue de l’Echiquier) ,Tristan Turlan, responsable d'exploitation dans les déchets (Lannemezan), auteur de Les déchets : collecte, traitement, tri, recyclage, éditions Dunod.

Et en seconde partie dans « Les Echos de la terre » Nous parlerons de l'interdiction de l'utilisation des pesticides dans les collectivités locales et dans les lieux publics depuis le 1er janvier 2017 avec François Veillerette, porte-parole de l’association Générations Futures, Nicolas Deverre, directeur adjoint des services technique du Grand Paris Seine-Ouest.

Les citations de nos invités

Pour Christian Duquennoi : "L'important n'est pas d'être optimiste ou pessimiste, mais d'être déterminé à faire ce que l'on souhaite" (Jean Monnet)

Pour aller plus loin en quelques clics

Comment j’ai ramassé 16 kilos de déchets dans ma rue en un mois. Voilà, c’est fini. Après un mois d’expérience à ramasser les déchets jetés par des automobilistes indélicats, c’est l’heure du bilan. LA VOIX DU NORD 06/01/2017

Montpellier : Des chercheurs créent des emballages à partir de déchets industriels.Ils ont été fabriqués à partir de résidus de l’industrie alimentaire, et peuvent se jeter directement au compost…20 Minutes - 08/01/2017

Législation : Gestion des déchets : petit rattrapage sur les mesures de la fin 2016. Localtis 06/01/2017

Des déchets pour réfléchir et créer. Les friches à l’abandon en attente de restructuration urbaine sont autant de sites susceptibles d’accueillir une plateforme de stockage, de tri et de négoce d’éléments récupérés dans les chantiers de démolition. Cette activité, source d’animation, peut occasionner des occupations temporaires des lieux, notamment par des artistes. Des rencontres qui génèrent même des expérimentations et des manifestes.Exemple À Bobigny (93), sur le canal de l’Ourcq, Bellastock occupe durant l’année 2016 une friche pour imaginer avec une majorité d’étudiants les futurs espaces publics sur berges.

Les nouveaux tests d’évaluation des pesticides ne sont pas appliqués. La mise sur le marché des néonicotinoïdes, fatals aux populations de pollinisateurs, a été possible à cause de tests inadaptés. Si les autorités sanitaires européennes ont mis en place une nouvelle méthodologie, les États-membres ne la font pas respecter. REPORTERRE, 12/01/2017

L'association Greenpeace demande l’interdiction complète des néonicotinoïdes. Une nouvelle enquête, menée par des scientifiques de l’université du Sussex, à la demande de Greenpeace, analyse à présent l’impact des néonicotinoïdes sur les organismes qui ne sont pas ciblés par le pesticide, sur la base des données scientifiques publiées ces trois dernières années. EURACTIV, 12/01/2017

Article du Monde.fr : [l'opposition qui s'enracine à Bure contre le projet de cimetière nucléaire français](http://l'opposition qui s'enracine à Bure contre le projet de cimetière nucléaire français)

Vidéo : Retrouvez Le peuple des ordures, film d'Olivier Wlodarczyk, produit par TV Presse Productions avec la participation de France Télévisions et Planète, réalisé en 2010.

Revue du web de l'environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

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Le plus et le moins de la semaine

Le Plus : L’affichage environnemental, pour une consommation plus verte

Depuis peu, nous avons pu remarquer l’apparition du “Fabriqué en France” sur nos produits alimentaires. En plus de valoriser notre industrie nationale, il s’agit également de pousser les consommateurs à acheter “local”. Néanmoins, il peut s’agir de produits réputés plus chers, mais qui aident l’industrie et l’économie nationales.

L’enquête, mise en place par le Ministère de l’environnement, a été menée en novembre 2013, par internet, auprès de 5 246 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

Des clients font leurs courses, le 11 octobre 2008 dans les rayons d'un supermarché à Lille.
Des clients font leurs courses, le 11 octobre 2008 dans les rayons d'un supermarché à Lille. Crédits : DENIS CHARLET / AFP - AFP

Cette enquête réalisée dans un cadre virtuel d’achat (achat d’un pack de lessive, de yaourts et d’un pantalon en jean) a montré que la plupart des consommateurs sont influencés par la note environnementale figurant sur les produits, “bien au-delà des marchés de niches souvent associés aux labels environnementaux”. Dans ce cadre, près de la moitié des consommateurs sont prêts à payer plus cher (jusqu’à 20% de plus) pour un produit de cette qualité.

Plus de la moitié de ces consommateurs potentiels pensent qu’un tel affichage sur les produits devraient être imposés. Il s’agit d’informer l’acheteur de ce qu’il mange et dans quel cadre le produit a été fabriqué. Ce type d’enquête rebondit sur un certain nombre de scandales récents autour de la nourriture et poussent de nombreux consommateurs à une prise de conscience réelle sur leur alimentation (en témoigne le nombre croissant de végétariens, végétaliens et végans).

Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a mis en place cette enquête et élaboré une étiquette qui pourrait bientôt voir le jour dans des secteurs définis. Ainsi, l’étiquette comporte : l’écotoxicité, la consommation d’eau, la pollution de l’eau, la consommation d’énergies renouvelables générés par le produit en question. Mieux informé, le consommateur consomme mieux !

Le MOINS : Soldes : la planète en liquidation ?

De la même manière que le PLUS de la semaine, le MOINS s’intéresse à la consommation, textile dans ce cas. Car, ce sont les soldes, ça y est. Peut-être les avez-vous déjà faite ? Ou pas !

Les Ventes Privées réalisées par de grandes enseignes précèdent la période des soldes. Puis celles-ci débutent et grâce à de belles affiches alléchantes placardées dans les transports en commun, on peut commencer à consommer.

Le terme “fast fashion” a peu à peu émergé ces dernières années, car nous consommons énormément de vêtements, de textile que nous jetons très vite aussi, par renouvellement de la mode ou à cause de la mauvaise qualité de l'achat.

A woman stands in front of an advertising poster for the winter sales at the entrance of a French department store in Paris on the first day of the winter sales, on January 11, 2017 in Paris.
A woman stands in front of an advertising poster for the winter sales at the entrance of a French department store in Paris on the first day of the winter sales, on January 11, 2017 in Paris. Crédits : PHILIPPE LOPEZ / AFP - AFP

Mais cette “fast fashion” pose de nombreux problèmes environnementaux que l’on imagine pas forcément : “utilisation d’importantes quantités d’eau potable et d’énergie, consommation de pesticides pour la culture du coton, pollution des rivières et des terres agricoles, émissions de gaz à effet de serre et contamination des endroits les plus reculés de la planète.”. Le polyester est notamment en cause car il est très utilisé dans les vêtements, mais pollue les fonds marins.

Greenpeace, dans son article dédié à cette surconsommation des textiles dit qu’“au niveau mondial, la production de vêtements a été multipliée par deux entre 2000 et 2014”. 10 à 12% de ces vêtements achetés seulement sont actuellement recyclés, et “le reste, de moins bonne qualité, est exporté vers les pays en développement”.

La problématique de la consommation des textiles comme dangereux pour la planète devrait pousser l’acheteur(se) à s’interroger sur ses méthodes de consommation et d’achat. Ainsi, se tourner vers les vide-dressings, réparer ses vêtements, les échanger ou même les donner.

Intervenants
  • Ingénieur chercheur à l'Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture)
  • Directrice de l’ONG Zero Waste France
  • responsable d'exploitation dans les déchets (Lannemezan)
  • directeur et porte-parole de l'association Générations Futures
  • directeur adjoint des services technique du Grand Paris Seine-Ouest
L'équipe
Production
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