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Beaucoup d’entre elles viennent du monde urbain et s’épanouissent sur ce terrain réputé pour son exigence, sa solitude et sa dureté.

Métier bergère : "C'est le lien direct et logique entre la féminité et la nature"

59 min

Sorties des images d’Epinal qui fleurissent dans les livres, les films et les peintures, des femmes occupent désormais pleinement le métier de berger, une profession en voie de féminisation depuis une bonne dizaine d’années.

Beaucoup d’entre elles viennent du monde urbain et s’épanouissent sur ce terrain réputé pour son exigence, sa solitude et sa dureté.
Beaucoup d’entre elles viennent du monde urbain et s’épanouissent sur ce terrain réputé pour son exigence, sa solitude et sa dureté. Crédits : Marka - Getty

Diplômées, compétentes, porteuses d’atouts liés à leur genre, beaucoup d’entre elles viennent du monde urbain et s’épanouissent sur ce terrain réputé pour son exigence, sa solitude et sa dureté !

Mues par la passion, avant tout, les Alpages sont pour elles un choix de vie, un lieu voulu et assumé, pour embrasser un métier qui s’apprend et qui vous fait respirer avec la nature et les animaux.

Livre bergères
Livre bergères Crédits : H.Armand et C. Pedrotti

Ces femmes, la journaliste Hélène Armand a souhaité les rencontrer, comprendre leur choix, leur quotidien, leur force et leur faiblesse, découvrir leur spécificité et leurs atouts face à la rudesse de leur milieu ; et elle nous livre aujourd'hui son regard sur France Culture à travers son livre Bergères en leurs alpages paru chez Glénat, regard sur ce monde et ces femmes du 21e siècle qui contribuent à moderniser l’alpagisme. Et avec nous, en duplex de nos studios de France Bleu Nîmes, Michelle Jallet, ancienne bergère et désormais formatrice en zootechnie (théorie et pratique en élevage ovin), responsable du centre de formation du Merle basé à Salon-de-Provence. Elle est l'un des auteurs du livre Un savoir faire de bergers , sous la direction de Michel Meuret, paru aux éditions Quae/Educagri.

Livre bergères
Livre bergères Crédits : H. Armand et C. Pedrotti

Et puis en seconde partie d’émission, vers 16h45, en partenariat avec le service Planète-Sciences du Monde, dans les « Les Echos de la terre » nous reviendrons sur deux informations qui ont montré la nécessaire vigilance à conserver en matière de santé publique ; tout d’abord le Bisphénol A désormais classé par l’Agence européenne des produits chimiques dans la catégorie des perturbateurs endocriniens, et la question des néonicotinoïdes revenue sur le devant de la scène politique lundi, suite aux propos tenus par le ministre de l’agriculture qui ont suscité une vive réaction du ministre de La transition écologique et solidaire Nicolas Hulot. Quelles sont ses marges de manœuvre en ce domaine ? Jusqu’où les arbitrages pourront tenir sur ce terrain toujours sensible… Réponse avec le toxicologue André Cicollela, chimiste et chercheur français en santé environnementale, spécialiste de l'évaluation des risques sanitaires, et le journaliste du journal Le Monde Simon Roger !

Revue de web sur l'environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Les liens internet

Pour découvrir les formations de bergères sur le site de Supagro Montpellier

Le centre de formation du Merle que dirige Michelle Jallet.

A lire : Un berger, des bergères, une enquête de Guillaume Lebaudy (ethnologue, Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, laboratoire d’Anthropologie Sociale, Paris), Julien Seghers (stagiaire INFOMA du Ministère de l’Agriculture), 2010

Le droit des brebis : depuis plusieurs années, le berger Mathieu Erny alimente régulièrement un blog avec des textes inspirés par une réflexion personnelle sur son métier. Son nom, Le droit des brebis, annonce clairement la couleur. Il s’agit de défendre le pastoralisme ovin extensif, de faire reconnaître le travail des éleveurs et des bergers, et de rétablir l’équilibre entre les perceptions d’un monde sauvage survalorisé et très protégé, et celles d’un l’élevage ovin stigmatisé et contraint par les préoccupations environnementalistes.

Pastoralisme et grands prédateurs, un dossier de l’association FERUS

La buvette des alpages, "le site sur les brebis et tout ce qui tourne autour" parle de la sauvegarde de l'ours des Pyrénées, de la cohabitation entre le pastoralisme et les prédateurs, de la faune de montagne et de l'environnement.

La Maison de la transhumance à Salon de Provence

La Maison du berger à Champoléon (Hautes-Alpes) fondée par le berger, assistant-berger et écrivain, Pierre Mélet. C’est un centre d’interprétation des cultures pastorales alpines, un lieu d’accueil, de recherche et de médiation culturelle pour tous les publics et les professionnels de l’élevage.

La Fédération des Alpages de l’Isère

Les Alpages de Savoie. Un site des Sociétés d'Economie Alpestre de Savoie et Haute-Savoie.

Le CERPAM (Centre d’études et réalisations pastorales-Provence-Alpes-Méditerranée).

La Pastorale Pyrénéenne est une association au service des professionnels du pastoralisme (éleveurs, bergers, apiculteurs…) sur l’ensemble du Massif Pyrénéen.

Dans le Monde : Les pesticides tueurs d’abeilles créent les premiers remous au gouvernement

Dans le Monde : Le ministre de la transition écologique s’inscrit dans le « temps long »

  • Phrases de nos invitées

Hélène Armand : "N'oublie pas que voyager c'est aller chercher un bout de conversation ailleurs". (Jules Barbey d'Aurevilly)

Le PLUS et le MOINS

LE MOINS : 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification

D'ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d'être déplacées à cause de la désertification et l'on s'attend à ce que 60 millions de personnes quittent l'Afrique subsaharienne pour gagner l'Afrique du Nord et l'Europe.

« En ce jour, nous devons prendre conscience que la désertification est un phénomène mondial qui constitue une menace pour tous les habitants de la planète, et nous devons commencer à agir à l'échelle mondiale afin de bâtir un avenir durable et stable pour tous », c'est ainsi que s'achève le message de la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova.

Déclaré lors de la journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, elle dénonce à travers ces mots une situation très alarmante et appelle à une action à l'échelle mondiale afin de prévenir la désertification et bâtir un avenir durable. Toutefois, pour Irina Bokova, cet état des lieux n'est pas encore une fatalité et il est toujours possible de contrer ces tendances, et cela suppose d’agir à deux niveaux.

Tunisie, Désert du Sahara, boue craquelée, gros plan
Tunisie, Désert du Sahara, boue craquelée, gros plan Crédits : James Hardy / AltoPress / PhotoAlto - AFP

Elle propose d'agir tout d’abord à la gestion des terres, car cela est essentiel pour prévenir leur désertification et maintenir leur productivité. Selon elle, la réserve de biosphère de l'UNESCO des Bardenas Reales, en Espagne, montre que la gestion éclairée des terres arides, basée sur l'alternance entre l'utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permet non seulement de freiner la désertification, mais aussi d'inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

« Deuxièmement, nous devons renforcer la résilience des populations vulnérables en appuyant les moyens de subsistance alternatifs pour rompre le cercle vicieux de la désertification et de ses conséquences socioéconomiques qui entraînent souvent des migrations », a-t-elle ajouté.

Pour en savoir plus :

LE PLUS : Zéro émissions de carbone, vous en rêviez, la Suède va le faire !

Alors que les Etats-Unis viennent de sortir des Accords de Paris, la Suède de son côté a voté une loi qui l'engage à réduire ses émissions nettes de carbone à zéro d’ici 2045.

Suite au vote de cette nouvelle loi qui rentrera en vigueur le 1er janvier 2018, le gouvernement suédois est désormais tenu de :

  • présenter un rapport climatique chaque année dans son projet de loi budgétaire,
  • d'élaborer chaque quatrième année un plan d'action pour la politique climatique et annoncer comment les objectifs climatiques devront être atteints.
 Apparition brillante des aurores boréales sur les montagnes en Laponie, au nord de la Suède
Apparition brillante des aurores boréales sur les montagnes en Laponie, au nord de la Suède Crédits : B.A.Tafreshi / Novapix / Leemage - AFP

Pour Femke de Jong de l’ONG Carbon Market Watch la Suède a de "grande chance de succès", elle s’attend même à ce que d’autres pays européens élèvent également leurs ambitions en matière d’émissions carbone. « Avec la décision de Trump de sortir de l’accord de Paris, l’Europe est plus unie que jamais et veut montrer son leadership au monde ».

Communique du gouvernement suédois

Intervenants
  • journaliste
  • ancienne bergère, responsable du centre de formation du Merle
  • journaliste au Monde
  • Chimiste et toxicologue, président de l'association Réseau Environnement Santé (RES), spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires
L'équipe
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