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Courge "musquée de Provence" cultivée par Jacky Mercier, maraîcher spécialisé dans la tomate rare et les légumes...

Théâtre de l’écologie : qui en sont les vrais acteurs ?

58 min

Etre acteur de sa vie au quotidien, pour soi et pour le monde de demain, se réapproprier son ou ses espaces de façon équilibrée et durable, c'est possible !

Courge "musquée de Provence" cultivée par Jacky Mercier, maraîcher spécialisé dans la tomate rare et les légumes...
Courge "musquée de Provence" cultivée par Jacky Mercier, maraîcher spécialisé dans la tomate rare et les légumes... Crédits : Alain Jocard - AFP

En partenariat avec Le Monde, retrouvez chaque jour les articles Planète et Sciences dans le quotidien et sur LeMonde.fr

Qu'il s'agisse de l'habitat, de l'alimentation, de l'économie, de la santé..., chaque citoyen peut décider de vivre une toute autre existence, écologique ou solidaire, d'être le vecteur ou le fer de lance d'un changement de base, en coalisant autour de lui d'autres énergies. Depuis des années, la journaliste Pascale d'Erm va à la rencontre de ces énergies de la société civile (jardins partagés, éco-hameaux, villes zéro pesticides, habitats collectifs, villes lentes, pépinières d'entreprises, cantines bio...), des acteurs d'une écologie participative qui finissent par se multiplier et former un pouvoir aujourd'hui.... Des paroles à faire entendre en cette année électorale.

Nous serons en compagnie de Pascale d’Erm, journaliste, réalisatrice, spécialiste des questions d’environnement, auteur de Il l’ont fait et ça marche ! Comment l’écologie change déjà la France (Les Petits Matins, 2014) et Maxime de Rostolan, ingénieur devenu paysan militant, à l’origine de l’association « Fermes d’avenir ».

Et puis en seconde partie d’émission, vers 16h45, en partenariat avec le service Planète-Science du Monde, « Les Echos de la terre » seront l’occasion, pour nous, d’interroger nos habitudes énergivores, suite aux recommandations données en début de semaine pour moins consommer d’électricité en pleine vague de froid ! Et nous serons en compagnie de Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

  • Les citations de nos invités

Pascale d'Erm : " Ne doutez jamais du fait qu’un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En vérité c’est la seule chose que l’on n’a jamais fait " (Margaret Mead)

Maxime de Rostolan "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" (Marc Twain)

Pour aller plus loin en quelques clics

Pour en savoir plus sur le projet "Fermes d'avenir"

Le pari fou d'une association. 80 000 personnes au Stade de France pour une "agora du XXIe siècle" -WE Demain.fr - 17/01/2017

Pain, agriculture, café, démocratie... À Mâlain, on invente l’alternative totale - Reporterre le quotidien de l'écologie - 17/01/2017

Langouët, la commune bretonne qui a dit non aux énergies fossiles- Reporterre le quotidien de l'écologie - 14/01/2017

Vivre au sein d’une famille zéro déchet : comment refuser l’inutile, recycler, composter - Bastamag.net - 17/01/2017

Revue du web de l'environnement

Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

Le plus et le moins de la semaine

Le Plus : Après le Zéro déchet, voici les familles à « alimentation positive »

Après le projet "Zéro déchet" soutenu par la ville de Roubaix et initié par l’Université populaire et citoyenne, la mairie roubaisienne lance un autre projet à l'échelle de la ville : l’alimentation dite « positive », avec au cœur de ce dispositif, seize familles qui s’engagent collectivement à manger bio, local et pas cher.

Picture taken 07 December 2007 shows vegetables bio-farms at the Christmas organic market at "Espace des blancs manteaux", in Paris.
Picture taken 07 December 2007 shows vegetables bio-farms at the Christmas organic market at "Espace des blancs manteaux", in Paris. Crédits : AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN STEPHANE DE SAKUTIN / AFP - AFP

De cette manière, la famille apprend à acheter en fonction de ses réels besoins, à se tourner vers la production locale et vers des produits de saison. L’une de ses familles explique même qu’elle ne se rend plus dans les grandes surfaces pour faire ses courses du quotidien.

Il s’agit d’un défi qui durera plusieurs mois (ou même à vie si cela plait à toute la famille, pourquoi pas !) : de novembre 2016 à juillet 2017. Ces familles vont également participer à la valorisation de ce type d’alimentation et finalement à ce mode de vie qui se répand comme une trainée de poudre en France ces dernières années. Les familles à « alimentation positive » sont en effet amenées à évoquer leurs expériences autour de l’alimentation avec des rencontres et des visites.

Le Moins : Cultiver le désastre : le programme Grow permet aux multinationales de développer leur mainmise sur l'agriculture

A travers le monde, de grandes multinationales agro-alimentaire contrôlent la nourriture de notre quotidien. Depuis peu, un nouveau moyen de contrôler notre alimentation est né : le programme Grow, basé sur un partenariat public-privé, est mené dans le cadre du Forum économique mondial. De cette manière, les multinationales agro-industrielles favorisent leurs liens avec les gouvernements en place pour accroitre leurs pouvoirs sur le marché dans les pays du Sud.

Il s’agit, comme l’explique le site Grain : « (…) d'augmenter la production alimentaire, la durabilité environnementale et les perspectives économiques à l'échelle mondiale de 20 % chaque décennie » en générant du profit, grâce à la gestion de petites exploitations avec un approvisionnement constant d’une quantité restreinte de plantes et de légumes (les pommes de terre, le maïs, l’huile de palme, etc.). Néanmoins, pour ces agriculteurs, il faut également accroitre leurs productions de 20% par an, ce qui peut être difficilement envisageable pour certains à cause de la météo, des mauvaises récoltes ou des fluctuations du marché.

This picture taken on April 4, 2016 shows farmers chatting while looking after their cows on a former agricultural field turned residential project area at Thach That district in the suburds of Hanoi.
This picture taken on April 4, 2016 shows farmers chatting while looking after their cows on a former agricultural field turned residential project area at Thach That district in the suburds of Hanoi. Crédits : HOANG DINH NAM / AFP - AFP

Grow met en place son projet en mettant l’accent sur la sécurité alimentaire et l’environnement. Bien que prometteur, il n’y a pourtant aucun suivi et aucune enquête auprès des entreprises pour savoir si ces prérogatives sont respectées.

Le plus dangereux, selon Grain, est résumé dans cette phrase : « La plus grande influence de Grow ne s'exerce pas dans les champs, mais en coulisses. Les structures régionales et nationales qu'il a établies fournissent à ses entreprises membres un accès direct aux ministres et autres fonctionnaires de haut rang, et elles leur offrent de nombreuses opportunités de faire pression en faveur de changements de politiques qui favorisent leurs intérêts. »

Intervenants
  • journaliste, réalisatrice, spécialiste des questions d’environnement
  • ingénieur devenu paysan militant, à l’origine de l’association « Fermes d’avenir »
  • directeur général délégué de l’Ademe
L'équipe
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