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Portrait de Madame de Staël
Épisode 1 :

Comment cerner une œuvre à partir de sa « chambre noire » ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Le 14 juillet prochain n'aura pas seulement lieu notre fête nationale, le 14 juillet 2017 sera aussi le bicentenaire de la mort de Germaine de Staël. C’est donc l’occasion de nous pencher toute cette semaine sur ce très beau livre de Stéphanie Genand.

Portrait de Madame de Staël
Portrait de Madame de Staël Crédits : François Gérard

Ecrivaine, philosophe, fille du Ministre des finances de Louis XVI, Jacques Necker, mais aussi de la femme de lettres, Suzanne Necker, favorable à la Révolution mais exilée à sa suite en Suisse dans le château de Coppet, où elle fait salon avec le libéral Benjamin Constant notamment, on doit à Germaine de Staël tout un ensemble de textes : des romans sur des femmes en quête d’émancipation, Delphine et Corinne, des essais philosophiques sur Rousseau, sur « l’influence des passions sur le bonheur de l’individu et des nations », ou encore des essais littéraires, De l’Allemagne, De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, ou encore, et ce n’est pas tout, des réflexions sur la traduction ou le suicide.

On le voit avec cette production, mais aussi avec un tel parcours, Germaine de Staël, c’est l’excès, je cite « trop de mots, d’amants, de scandales, d’audace, de provocations et d’éclats »… mais ces « trop », trop de mots, d’audace et d’éclats… ne sont en fait qu’un mythe que l’on a construit selon Stéphanie Genand : le mythe staëlien qui serait dans le « trop ». Comment donc écarter ce mythe pour cerner vraiment Germaine de Staël ? Et comment la cerner si l’on ne peut pas s’en tenir à la dimension prolifique de son œuvre ? Peut-on d'ailleurs le faire en partant à l'inverse de ce qui manque, de ce qui fait défaut ?

C'est le pari pourtant de cet ouvrage, mais peut-être aussi de toute approche d'une œuvre et de son auteure, et pourquoi pas de chacun d'entre nous : se définir à partir non pas de ce que l'on a et de ce que l'on est, mais à partir de ce qui nous manque : une négation, une « chambre noire », un inconscient, un infini, comme le disait Germaine de Staël, qui sera « positif et créateur ».

Intervenants
  • Professeur à l'Université de Bourgogne, spécialiste de la littérature du XVIII° siècle, présidente de la société des études Staëliennes
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
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