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Le chanteur Claude Francois danse et chante avec ses "Claudettes" sur le plateau de l'ORTF en octobre 1969

"La chanson exactement. L'art difficile de Claude François" par Philippe Chevallier

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Un sujet inattendu aujourd’hui : c’est un livre de Philippe Chevallier qui porte sur Claude François… plus précisément sur « L’art difficile de Claude François », la chanson.

Le chanteur Claude Francois danse et chante avec ses "Claudettes" sur le plateau de l'ORTF en octobre 1969
Le chanteur Claude Francois danse et chante avec ses "Claudettes" sur le plateau de l'ORTF en octobre 1969 Crédits : AFP

Un sujet inattendu, mais c’est même plus : c’est un sujet qui provoque la moquerie et qui révèle tous nos préjugés. C’est d’ailleurs par ces préjugés que commence Philippe Chevallier : et il raconte ainsi que dès qu’on l’interrogeait sur ce travail de recherche, la gêne ou des sourires étaient les seules réponses de ses interlocuteurs.

Mais là-dessus Philippe Chevallier n’est pas naïf : prendre les chansons de Claude François comme objet d’étude, c’est, évidemment, être tout de suite confronté aux jugements de goût, de bon goût surtout, c’est être confronté d’abord à cette question : en quoi la musique de Claude François est-elle une bonne (ou une mauvaise) musique ? Mais, là est l’approche de cet essai : pourquoi ne pas abandonner cette question, et poser plutôt celle-ci, je cite : « à quelle forme intelligible, en termes d’opérations, pouvons-nous rapporter cette musique ? »

Alors que certains valorisent la chanson populaire en partant de ses textes, c’est d’ailleurs le cas de Deleuze quand il parle de cette chanson, « Alexandrie, Alexandra », dans son Abécédaire, Philippe Chevallier ne s’arrête pas sur ce sens-là, il s’arrête bien sur la forme : quelle est alors la forme de toute chanson de Claude François ?

Déjà, c’est une forme moyenne, une forme de le reprise qui ne se préoccupe pas de créer ; ensuite, c’est aussi une forme qui ne se laisse jamais aller, tout est totalement maîtrisé ; et enfin, elle est également, en tout point, intense… Mais son trait principal est bien qu’elle ne dit rien justement, qu’elle ne fait que se redoubler elle-même, d’où les clichés qu’on lui reproche de véhiculer, des paroles simples, de l’amour, un lundi au soleil… Voici donc l’idée de cet essai : et si la variété de Claude François avait donc ceci de particulier qu’elle n’était pas du tout variable, inattendue, mais incroyablement confortable ?

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