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Explosion du réacteur de la centrale de Fukushima

Fukushima : un modèle de la catastrophe ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Le 11 mars 2011, la terre a tremblé : un séisme de magnitude 9, un tsunami dévastateur frappant 600 kilomètres de côtes et faisant près de 18500 morts, et un accident nucléaire de niveau 7. Pour parler de Fukushima, on peut rappeler les faits, mais a-t-on tout dit pour autant de cette catastrophe ?

Explosion du réacteur de la centrale de Fukushima
Explosion du réacteur de la centrale de Fukushima Crédits : Masamine Kawaguchi / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun - AFP

Le 11 mars 2011, la terre a tremblé : un séisme de magnitude 9, un tsunami dévastateur frappant 600 kilomètres de côtes et faisant près de 18500 morts, et un accident nucléaire de niveau 7. Pour parler de Fukushima, on peut rappeler les faits, mais a-t-on tout dit pour autant de cette catastrophe ? Mais d'ailleurs, peut-on tout dire d'une catastrophe ?

Dans un ouvrage collectif passionnant, paru aux éditions Cécile Defaut, Michaël Ferrier qui a fait l'introduction, le dit. Fukushima est comme une sorte de modèle de la catastrophe, et même de toute crise : on n'en finit pas de la vivre, de la comprendre, d'en sentir les effets. La terre, n'en finit pas de trembler. D'où ce titre pour cet ouvrage : Penser avec Fukushima, et non pas après Fukushima. 

Alors, à défaut de passer à autre chose, de dépasser la catastrophe, comment la penser et comment la vivre ? Comment envisager le temps, l'espace, les concepts, le langage, quand toutes les conditions pour penser et vivre sont ainsi abolies ? Comment remettre sur pied la pensée avec ce qui, par définition, renverse tout, càd la catastrophe ?

Dans un des articles consacrés à la manière dont Fukushima reconfigure notre rapport à l'espace, François Bizet propose le concept de l'inhabitat : ce qui ne désigne pas un territoire impossible à occuper à cause de la catastrophe, mais un territoire où il est, au contraire, possible de vivre malgré elle. Penser que l'on peut, doit, veut, penser malgré la catastrophe, pousse alors à proposer à notre tour le concept d'impensé. L'impensé : car la catastrophe oblige à penser là où l'on n'a pas l'habitude de penser : alors que l'on envisage toujours le pire à venir ou que l'on tire des conclusions des événements, c'est au jour le jour, au présent qu'il faut désormais apprendre à penser.

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