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Apricot Blossoms

Revue Critique, numéro d'avril, Et le Japon devint moderne...

2 min
À retrouver dans l'émission

Le nouveau numéro de la revue Critique sort ce jeudi 13 avril, et il est entièrement consacré au Japon.

Apricot Blossoms
Apricot Blossoms Crédits : Stringer - Maxppp

Le nouveau numéro de la revue Critique sort aujourd’hui même, et il est entièrement consacré au Japon. Et il faut le souligner : la dernière fois que la revue Critique s’y était attachée, c’était en 1983… il y a donc 34 ans, il y a donc un certain temps, mais assez de temps aussi pour se demander : comment, en 34 ans, le regard posé sur le Japon a-t-il changé ? et comment le voir aujourd’hui ?

Tout est donc bien une question de point de vue et cette question de point de vue pourrait être soulevée en général : quel regard poser sur un pays ? Quel regard pose-t-on sur un pays, une nation, un territoire, un espace, une zone, une culture, une littérature, un cinéma, etc. quand on est ailleurs ? Comment l’envisager depuis sa place, son histoire, sa culture, sans s’enfermer dans une identité, dans la rigidité des frontières, sans enfermer l’autre non plus dans une identité essentialisée, sans non plus imposer sa propre vision en plaquant sa seule grille de lecture, ou sans s’en tenir, enfin, à un ailleurs inaccessible ?

La revue Critique a pour sa part misé sur la dynamique, l’angle choisi est donc bien celui de la modernité du Japon - « Et le Japon devint moderne », c’est le titre de ce numéro-, mais elle a aussi choisi, à travers ces 5 longs articles, de partir du Japon lui-même, non pas de voir comment on le voit, d’ici, de loin, figé, mais de son propre centre, centre dynamique, évolutif, mouvant donc, de ses penseurs, de son esthétique et de son histoire, et de son propre point de vue.

En témoigne ainsi le premier texte, un texte inédit d’Ôé Kenzaburô, prix Nobel de littérature, qu’il consacre à Shiki, grand réformateur du haïku, qui a su regarder la mort en face, qui a su, nous dit Ôé Kenzaburô, saisir totalement le monde, depuis son seul point de vue, à partir de sa seule attitude particulière… on retrouve ainsi notre question de perspective. Mais en témoigne aussi le dernier article, sur le cinéma japonais des années 60, la « Vague nouvelle », inspiré du philosophe japonais Nakaï, qui voyait dans l’image qu’on se faisait de soi, une manière pour l’homme de se ressaisir lui-même, dans ses limites et dans ses possibilités.

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