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"Sérénité : vieillir est un art" de Whilhelm Schmid

2 min
À retrouver dans l'émission

Après La brièveté de la vie selon Sénèque, devrait-on alors parler de la longueur de la vie selon Schmid ? (En partenariat avec Philosophie Magazine)

Se sentir jeune dans sa tête, vouloir rester jeune, rêver de la jeunesse éternelle : comme on l’entend dans cette chanson d’Alphaville, de 1984, « Forever young », la jeunesse s’affirme comme une revendication, comme un cri de guerre et d’imploration. Mais le paradoxe de la jeunesse, c’est qu’elle ne se désire jamais pour elle-même, elle ne se désire qu’à la condition de toucher à la vieillesse. Couple d’opposé, l’un ne va donc pas sans l’autre : et quand on rêve, plus jeune, de nos dernières années à profiter d’une terrasse au soleil, le fait est que lorsque l’on est âgé, on veut redevenir plus jeune… Comment donc rendre la vieillesse désirable pour elle-même, alors qu’on a l’impression de la subir ?

Au-delà des réflexions attendues sur les âges de la vie, le temps qui passe, et notre insatisfaction essentielle, la question, plus intéressante, que pose Wilhelm Schmid dans son livre, La sérénité : c’est comment donc cesser de lutter avec ce que l’on est et même le désirer ? Et il se présente bien ainsi comme un traité, à la manière des philosophies antiques, de quoi découvrir et maîtriser l’art de vieillir, le communiqué de presse ne manque d’ailleurs pas de le présenter comme un livre en phase avec l’esprit de son temps, coaching et accompagnement thérapeutique, ce qui est bizarre pour un propos qui tente justement de se décoller des impératifs de son époque, et il faut dépasser l’idée d’un parcours en 10 étapes vers la sérénité, les exhortations au jardinage, au dialogue, au souvenir (comme si cela était réservé ainsi à un âge)…

Bref, il faut garder de ce best-seller le meilleur justement, à savoir cette idée que vieillir s’apprend, qu’avancer dans l’âge, ce n’est pas renoncer à certaines choses, c’est accepter ce qui relève de notre sort et ce sur quoi nous n’avons pas la main. Jusqu’ici Wilhelm Schmid avait travaillé sur l’épicurisme, serait-il alors devenu stoïcien ?

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