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Manifestants du mouvement des Gilets Jaunes le 1er décembre à Paris

Partis, syndicats : la violence politique naît-elle du vide ?

44 min
À retrouver dans l'émission

Hier, la troisième journée de mobilisation nationale du mouvement des Gilets Jaunes a donné lieu à de multiples scènes de violences dans la capitale. Ce mouvement et ces violences sont-elles la conséquence d'un déficit de représentation de la part des corps intermédiaires ?

Manifestants du mouvement des Gilets Jaunes le 1er décembre à Paris
Manifestants du mouvement des Gilets Jaunes le 1er décembre à Paris Crédits : Abdulmonam EASSA - AFP

C’était peut-être ce que le gouvernement redoutait le plus : la violence, et mêmes les scènes de guérilla urbaine qui se sont abattues ce samedi sur plusieurs quartiers de la capitale à l’occasion du troisième samedi consécutif de mobilisation des gilets jaunes. 

Avec ces images impressionnantes de barricades, de saccages, de dégradations. Les tags inscrits par les manifestants sur l’Arc de Triomphe ont fait le tour du monde depuis hier. Le bilan humain donne la mesure de la violence des événements : 263 personnes ont été blessées dans tout le pays. Le mouvement des gilets jaunes apparu il y a quelques semaines seulement, à l’origine pour protester contre les taxes sur le carburant ne faiblit pas. Il agrège même à lui des pans de plus en plus importants de la société française. D’après plusieurs sondages plus de 80% des Français jugeraient ce mouvement justifié… 

Peut-être en raison de sa forme, radicalement nouvelle, en tout cas fort éloignée des systèmes politiques traditionnels. Les gilets jaunes ne se réclament d’aucun parti, d’aucune organisation syndicale. Peut-être aussi, et surtout, en raison de ses objectifs proclamés : le mouvement ne viserait rien d’autre que de défendre le pouvoir d’achat, le niveau de vie des Français. Le gouvernement prend en tout cas ces manifestations très au sérieux. Le pouvoir exécutif a même évoqué la possibilité de recourir à l’état d’urgence pour prévenir de futures violences. Est-ce un aveu de faiblesse de la part du pouvoir ? Ou est-ce peut-être le symbole d’une déconnexion de plus en plus marquée entre le pouvoir politique, les syndicats, et une partie de plus en plus importante de la société qui ne se reconnaît plus dans ces systèmes de représentation. Et cherche aujourd’hui, pacifiquement ou violemment, d’autres moyens pour se faire entendre ? Le recours à la violence divisait hier jusque dans les rangs des manifestants…

Articles 

Intervenants
  • Journaliste sociale pour le quotidien « Les Echos ».
  • Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
  • maitre de conférences à l'Université de Lille et chercheuse associée au CEVIPOF à Sciences Po
  • Sociologue à l'INRAE à Dijon (laboratoire Cesaer - centre d'économie et de sociologie appliqué à l'agriculture et aux espaces ruraux)
L'équipe
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