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Emmanuel Macron sur le site de General Electric à Belfort en mai 2015, lorsqu'il était ministre de l'économie.

Fusion Renault-Fiat, General Electric : la France, dindon de la farce industrielle ?

44 min
À retrouver dans l'émission

Le conseil d'administration de Renault se réunira mardi pour répondre à une proposition de fusion avec le groupe italo-américain Fiat Chrysler, tandis que le groupe américain General Electric envisage de supprimer plus de 1 000 postes dans l'Hexagone. Quel avenir pour l'industrie française ?

Emmanuel Macron sur le site de General Electric à Belfort en mai 2015, lorsqu'il était ministre de l'économie.
Emmanuel Macron sur le site de General Electric à Belfort en mai 2015, lorsqu'il était ministre de l'économie. Crédits : FREDERICK FLORIN - AFP

C’est à l’entrée « Italie » du dictionnaire des idées reçues de Flaubert : 1. Doit se voir immédiatement après le mariage ; 2. Donne bien des déceptions, n’est pas si belle qu’on dit.

Alors, Renault sera-t-il comblé par le sien, de mariage, avec l’italien Fiat-Chrysler ? Les familles préparent la noce… Du côté italien, elles s’annoncent grandioses, le clan Agnelli n’ayant pas lésiné sur la dot : 14,5 % du capital du nouveau couple contre 7,5% pour l’Etat français.

Si l’accord final est loin d’être signé et que le conseil d’administration de Renault, demain, doit en poser les bases, Bruno Le Maire a d’ores et déjà « exigé » que le projet de fusion ne provoque aucune fermeture d’usine en France. Fermeté apparente mais difficilement audible, quand se succèdent par ailleurs les déconvenues industrielles : la liquidation judiciaire à venir de Whirlpool à Amiens, la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort en Gironde ou des papeteries Arjowiggins dans la Sarthe, et plus généralement toutes ces entreprises rachetées par des groupes étrangers qui n’ont jamais tenu leurs promesses d’emploi voire qui comme General Electric, en suppriment à tour de bras… 1044 suppressions de postes à venir dont près de 800 sur le seul site de Blanquefort.

Vincent Charlet : Aujourd’hui le secteur automobile est archi saturé, la question est de savoir comment réduire la voilure sans faire trop de casse. Un énorme défi  va se présenter : le passage à l’électrique, mais aujourd'hui aucun des constructeurs européens n’est prêt. Ce sont les constructeurs chinois qui s'y préparent"

Dany Lang : La question à laquelle doit faire face le secteur de l’industrie c’est la nécessité de la transition écologique. Il faudrait en Europe avoir une politique industrielle, la politique de la concurrence européenne est un frein à la transition écologique plutôt qu’un moteur.

Anaïs Voy-Gillis : La différence forte entre l’Allemagne et la France est que l’Allemagne se voit comme un site de production alors que la France s’est imaginée comme une société post-industrielle. Le consensus autour de l’importance de l’industrie existe en Allemagne, mais pas en France"

Intervenants
  • Délégué général du think tank La Fabrique de l'industrie
  • maître de conférences en économie à l'Université Paris 13, membre des Économistes atterrés
  • Docteure en géographie à l'Institut Français de Géopolitique
  • Délégué syndical CFE-CGC du site General Electric de Belfort
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