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Des volontaires d'Emmaüs devant le camp bâti pour les migrants porte de la Chapelle, à Paris

La politique d’accueil des migrants est-elle à la hauteur ? / Les démocraties doivent-elles craindre les hackers russes ?

45 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la journée internationale des migrants nous nous interrogeons sur les politiques mises en oeuvre en France pour faire face à cette crise humanitaire

Des volontaires d'Emmaüs devant le camp bâti pour les migrants porte de la Chapelle, à Paris
Des volontaires d'Emmaüs devant le camp bâti pour les migrants porte de la Chapelle, à Paris Crédits : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

Il faut donner les chiffres en cette journée internationale des migrants : il seraient environ 243 millions dans le monde à ne pas vivre dans leur pays d’origine... soit un peu plus de 3% de la population totale, un chiffre stable depuis le début du XXe siècle. Rappelons aussi que 86% des déplacés dans le monde pour cause de violence sont réfugiés dans un pays pauvre. Enfin près de 40% des migrants venant d’un pays pauvre vivent dans un pays du Sud, 23% des migrants dans le Nord viennent d’un pays riche.

Des chiffres qui contrastent avec ce qu’on a pris l’habitude d’appeler en Europe la crise migratoire. C’est que les chiffres ne dessinent pas nécessairement une réalité. Celle-ci a pris par exemple en France la forme de la jungle de Calais ou du campement place Stalingrad à Paris. Vu de France la question migratoire se pose différemment ces dernières années car les migrants ont changé de visage : ils ont pris les traits de réfugiés selon les termes de la convention de Genève. Elle interroge donc à la fois les politiques menées et les valeurs communes comme l’ont montré les opérations d’évacuation de ces camps.

Et l’écart se creuse entre les réponses que peuvent apporter les citoyens, les associations ou même les municipalités qui parent au plus pressé, et l’Etat qui doit faire des propositions à long terme.

Alors La politique d’accueil des migrants est-elle à la hauteur ? On en parle avec nos invités Bruno Morel et Hélène Thiollet.

En dernière partie on reviendra sur les déclarations de Barack Obama à l’encontre de la Russie : "un petit pays" à qui "personne ne veut rien acheter" et "qui n’innove pas". Nouvel épisode dans l’affrontement diplomatique qui accompagne la cyberguerre que se livrent les deux pays. La tentative russe, avérée selon les services secrets américains, de déstabiliser le processus électoral américain oblige à s’interroger sur cette stratégie : « Les démocraties doivent-elles craindre les hackers russes ? ». On en parlera avec Julien Nocetti.

Intervenants
  • politiste, chercheuse au CNRS / CERI Sciences-Po
  • Directeur général d'Emmaüs Solidarité
  • professeur de relations internationales à l'Ecole de Saint Cyr, associé à l’IFRI, membre de l’institut Geode (géopolitique de la datasphère)
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