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Emmanuel Macron, accompagné de deux jeunes élèves, à l’ossuaire de Douaumont le 6 novembre 2018 lors des cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale.

La mémoire est-elle un talisman ?

43 min
À retrouver dans l'émission

Chaque mois, chaque semaine presque, disparaissent d’anciens déportés. Des femmes et des hommes qui ont survécu aux camps d’extermination et de concentration nazis.

Emmanuel Macron, accompagné de deux jeunes élèves, à l’ossuaire de Douaumont le 6 novembre 2018 lors des cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Emmanuel Macron, accompagné de deux jeunes élèves, à l’ossuaire de Douaumont le 6 novembre 2018 lors des cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale. Crédits : Étienne Laurent - AFP

Kazimir Albin la semaine dernière, 96 ans, faisait partie des premiers Polonais déportés à Auschwitz. Eva Mozes Kor, victime des expériences du docteur Mengele, s’est éteinte au début du mois. Marceline Loridan-Ivens, elle, en septembre dernier. Des rescapés qui ont témoigné, raconté ce qu’ils ont vu et vécu, comme l’a fait Primo Levi dont on célèbre aujourd’hui le 100e anniversaire.

Avec ces disparitions, se pose une question : celle de la transmission de la mémoire. Question posée avec d’autant plus d’acuité qu’au même moment ressurgissent des discours de haine qu’on croyait contenus. Des actes de haines, aussi. Actes antisémites menés par des groupes fascistes ou néo-nazis de plus en plus visibles. Un constat inquiétant que certains – universitaires, journalistes ou dirigeants politiques – comparent à la situation des sociétés européennes des années 1930.

Peut-on apprendre de l’Histoire ? Se souvenir sert-il à ne pas reproduire les mêmes erreurs, les mêmes horreurs ? Bref, la mémoire peut-elle servir de talisman ?

On a besoin de parler de transmission alors que la première chose que l'on veut faire c'est se taire. C'est un drôle de paradoxe. Sandrine Lefranc.

En histoire, il faut croiser les sources. Ce sont des témoignages délivrés a posteriori, de personnes souvent âgées. Il peut y avoir de la part des historiens une réserve à les critiquer car les négationnistes ont traqué les inexactitudes pour semer le doute. Il ne faut pas sacraliser ces témoignages. Marie-Anne Matard-Bonucci.

Le devoir de mémoire doit être adossé à un travail d'histoire et un travail de mémoire. A ce double titre, le devoir de mémoire peut avoir une justification. Johann Michel

Intervenants
  • Philosophe et politiste, professeur à l'Université de Poitiers et chercheur à l'EHESS.
  • professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris 8
  • Politiste et sociologue, chargée de recherche au CNRS, spécialiste des rapports entre mémoire et politique dans les démocraties occidentales
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