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VUE AERIENNE DU CHANTIER DU VIADUC DE MILLAU EN AVEYRON.

À qui confier les ponts-et-chaussées ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Il y a trois semaines, le viaduc Morandi, à Gênes, s’effondre. Dès lors, la question des causes et des responsabilités se pose et interroge, aussi, en France. À qui faut-il confier nos ponts et nos routes ?

VUE AERIENNE DU CHANTIER DU VIADUC DE MILLAU EN AVEYRON.
VUE AERIENNE DU CHANTIER DU VIADUC DE MILLAU EN AVEYRON. Crédits : DOMINIQUE ANDRE - Maxppp

Il y a malheureusement fort à parier que sans l’effondrement du pont Morandi à Gênes le mois dernier, le rapport d’audit rendu quelques semaines plus tôt sur l’état du réseau routier français aurait continué à passer inaperçu. Mais comme souvent avec les catastrophes, celle-ci a déclenché une prise de conscience : la France n’est pas à l’abri d’un tel drame.

Qu’apprenait-on dans ce rapport ? Que 7 % des ponts présentent des risques d’effondrement à moyen terme, que 17% des routes nationales gérées par l’Etat sont gravement endommagées. Problème de sécurité donc, lié à des défauts de maintenance, eux-mêmes conséquences d’un manque de financement. Car il ne suffit pas de construire des équipements, encore faut-il assurer leur pérennité.

Or manifestement, c’est là que le bât blesse. Si la décentralisation a conduit à multiplier les acteurs en charge de ce dossier (Etat, départements, communes, concessionnaires privés), les dotations budgétaires et les transferts de compétence n’ont pas toujours suivi. Faut-il revoir le rôle de chacun de ces acteurs ? Ce qui suppose de commencer par le comprendre.

’A qui confier les ponts et chaussées ?’’

Extraits de l'émission : 

Jessica Ibelaïdenne : "Pour un maire, ou un élu, c'est plus valorisant d'inaugurer un nouvel ouvrage que de s'occuper de sa route qui est ancienne parce que ça se perçoit plus facilement. Il n'empêche que, maintenant, à cause du sous-investissement chronique, on voit, après chaque hiver, des nids-de-poule qui se forment, des problèmes de sécurité"

Pierre Calvin : " Énormément d'infrastructures n'ont pas de suivi. Je vais vous donner un exemple. Un bâtiment qui est ouvert au public aura, tout les deux ou trois ans, obligatoirement des visites de sécurité, qui l'autorise ou pas à recevoir le public. Une route, qui reçoit du public, des milliers de véhicules par jour, voir par heure, n'a pas de contrôle derrière."

Bruno Godart : ""Au niveau des grandes collectivités, il y a des ingénieurs qui sont présents et qui sont en mesure de bien gérer le parc. Par contre, les petites communes ont plus de problèmes"

Liens :

[abonnés] Les pistes pour "industrialiser" la gestion des routes nationales non concédées : par Maxime Hanssen pour Le Moniteur le 17/08/2018.

Réseau routier national non concédé : résultats d’audits : par le Ministère de la transition écologique et solidaire. 

Tribunes : 

Assises de la mobilité : mode d’emploi : par Jessica Ibelaïdenne le 18/09/2017.

Bibliographie

La pérénnité du béton précontraint

La pérennité du béton précontraintPresses de l'Ecole nationale des ponts et chaussées, 2015

Intervenants
  • Président du port de Sète, ministre des Transports de 1997 à 2002 sous le gouvernement Jospin
  • Président de Routes de France, président d'ATEC ITS France
  • Journaliste, cheffe de rubrique travaux publics et collectivités locales à l'hebdomadaire Le Moniteur
  • Ingénieur, directeur-adjoint du Département « Matériaux et Structures » de l’IFSTTAR, Président de l’association française de Génie Civil
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