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Étudiants en 1ére année, IUT GEA (Gestions des Entreprises et Administrations), cours d'Économie.

Qui a mis K.O les MOOCs ?

38 min
À retrouver dans l'émission

Lorsqu’ils arrivent en France, en 2013, les cours en ligne accessibles à tous (MOOC), semblent pleins de promesses. Cinq ans plus tard, l’enthousiasme est retombé. Pourquoi cet échec ?

Étudiants en 1ére année, IUT GEA (Gestions des Entreprises et Administrations), cours d'Économie.
Étudiants en 1ére année, IUT GEA (Gestions des Entreprises et Administrations), cours d'Économie. Crédits : Philippe RENAULT - Maxppp

En 2018, il ne devrait plus être nécessaire d’expliquer ce que sont les MOOC. Car ils devaient conquérir la planète à la vitesse de la lumière et révolutionner le monde de l’éducation. C’est en tout cas la promesse qui était la leur lorsqu’ils furent lancés, au début de la décennie, d’abord en Californie, avant d’arriver en France quelques mois plus tard.

Visiblement, l’enthousiasme est retombé. Et les définir n’a rien de superflu. Un MOOC, c’est un cours en ligne, ouvert à tous (Main Open Online Course). Il permet d’accéder, à distance, via internet, à des enseignements de haut niveau, notamment universitaires.

Dans le monde des MOOC, pas de problème d’amphi surchargés, pas de ParcoursSup : théoriquement, tout le monde y a accès. Sauf que de la théorie à la pratique, il y a comme toujours un écart. Les promesses de démocratisation de l’enseignement et de renouvellement de la pédagogie n’ont semble-t-il pas été tenues, comme en témoignent le profil des utilisateurs et la difficulté à les fidéliser.

Quant au modèle économique, il reste encore à trouver.

’Qui a mis KO les MOOC ?’’

Extraits de l'émission : 

Matthieu Cisel : "Dans les MOOCs, on a souvent des systèmes d'évaluation pas très élevés, parce que le but n'est pas de perdre des gens puisqu'on s'adresse à de vastes audiences.  Très souvent, et d'autant plus lorsque les examens ne sont pas surveillés, il ne faut pas donner plus de valeur à ces attestations de suivi qu'elles n'en ont."

Jean-François Balaudé : "Il y a des questions plus graves et plus sérieuses, aujourd'hui, auxquelles les MOOCs contribuent à répondre. Je pense aux problématiques des universités francophones d'Afrique, qui sont très pauvres, qui font face à des afflux d'étudiants très considérables  

Guillaume Carnino : "Aujourd'hui, il y a une véritable économie de l'attention qui a été mise en oeuvre dans l'univers du numérique. On pourrait même parler d'une certaine guerre de l'attention (...). Faire un cours, et c'est sans doute décuplé quand on est pas en présentiel, c'est lutter contre un certain nombre de prothèses numériques utilisées en permanence pour regarder What's App, pour regarder je ne sais quoi sur son smartphone"

Liens : 

Pourquoi les MOOCs n’ont-ils pas tenu toutes leurs promesses ?Par Clémence Boyer pour Les Echos Start le 18/05/2018.

Mooc : pour le plaisir plus que pour les diplômes : par Christine Siméone pour France Inter le 09/06/2018.

La révolution MOOC: blog de Matthieu Cisel sur EducPros.

Pourquoi les MOOC ne tiennent pas leurs promesses : par Flavien Bazenet, Valérie Fernandez, Thomas Houy dans Harvard Business Review France, le 22/08/2018.

Tribunes :

Intervenants
  • professeur des universités en philosophie et président de l'université Paris Ouest Nanterre la Défense
  • Maître de conférences en histoire des sciences et techniques à l'université de Technologie de Compiègne.
  • docteur en sciences de l’éducation, auteur du blog « La Révolution MOOC » (hébergé sur educpros.fr) et d’une thèse sur le sujet
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