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Alors que s'achève cette semaine, la dernière phase de Parcours sup, l'heure est au bilan. Ni remède miracle ni fiasco Apres quelques inquiétudes, les futurs étudiants devraient trouver des places.

Parcoursup : plus de peur que de mal ?

39 min
À retrouver dans l'émission

La mise en place de Parcoursup a soulevée de nombreuses critiques. D'après la ministre de l’enseignement supérieur, deux mille cinq cents lycéens resteraient encore sans affectation. À quelques jours de la clôture définitive annuelle du dispositif, ces craintes étaient-elles justifiées?

Alors que s'achève cette semaine, la dernière phase de Parcours sup, l'heure est au bilan. Ni remède miracle ni fiasco Apres quelques inquiétudes, les futurs étudiants devraient trouver des places.
Alors que s'achève cette semaine, la dernière phase de Parcours sup, l'heure est au bilan. Ni remède miracle ni fiasco Apres quelques inquiétudes, les futurs étudiants devraient trouver des places. Crédits : STEPHANE MORTAGNE LA VOIX DU NORD - Maxppp

Plus que quelques jours avant la fin de la procédure Parcoursup. Celle-ci s’achève vendredi. A en croire le ministère de l’Enseignement supérieur, ils ne sont plus qu’une petite minorité à être encore dans l’incertitude : moins de 2500 bacheliers qui se demandent encore où ils vont effectuer leur 1ère année d’études supérieures. 2500, auxquels il faut ajouter celles et ceux qui, déjà inscrits en première année l’an dernier, sont dans l’attente d’une réorientation.

A regarder les chiffres, on peut faire le constat qu’il y a du mieux par rapport à la rentrée précédente, marquée par des procédures de tirage au sort, qui avaient eu raison du dispositif APB. En tout cas du mieux sur le plan quantitatif. Car sur le plan qualitatif, l’été n’a pas atténué les critiques à l’égard de Parcoursup.

Ses contempteurs dénoncent un dispositif qui favorise la ségrégation géographique et sociale, les élèves des établissements les mieux côtés étant favorisés par le processus de sélection. A l’inverse, ses partisans y voient un outil de lutte contre les inégalités, favorisée notamment par l’absence de hiérarchisation des choix en début de procédure.

"Parcoursup : plus de peur que de mal ?"

Extraits de l'émission : 

Louis Boyard : _"_On est entrain de dire que la non-hiérarchisation des vœux a résolu tous les problèmes. Mais si ce n'est pas l'élève qui choisit sa faculté, qui est-ce qui le choisit? C'est sa faculté ! Aujourd'hui ce n'est plus la faculté le produit, c'est l'élève. Les élèves sont devenus des produits marchands."

Annliese Nef : "Contrairement à ce que l'on nous a suriné tout l'été, il n'est pas vrai que tous les dossiers ont été regardés de près. Les élèves, futurs étudiants, ont écrit des CV pour rien, et la manière dont les étudiants ont été retenus ou non est absolument scandaleuse"

François Vatin : "Sur les 6 millions de vœux qui ont étés émis, 70% étaient pour des filières sélectives. Le nombre de vœux émis pour les filières universitaires classiques est absolument dérisoire." 

Jimmy Losfeld : "Le vrai scandale, c'est que les jeunes qui sont acceptés dans les formations sélectives, l'état investit plus pour eux que pour ceux qui vont dans des formations non-sélectives. Le vrai sujet est là : il y a un traitement inégal entre les formations."

Liens : 

Mieux orienter les étudiants : l’autre promesse déçue de Parcoursup ? : par Julien Gossa, pour The Conversation, le 09/09/2018.

Annliese Nef : "Le gouvernement veut créer une université à plusieurs vitesses" : Interview d'Annliese Nef pour Le Courrier de l'Atlas, le  01/03/2018.

La fin du numerus clausus serait « une bonne nouvelle » pour le président de la FAGE : Par Public Sénat le 06/09/2018.

Louis Boyard (UNL) : « On est la génération crash-test de Parcoursup » : Entretient par Loïc Le Clerc pour Regards.fr, le 09/08/2018.

L’UNL, la FCPE, le SAF et L’UNEF lancent SOS INSCRIPTION 

Tribunes :

Parcoursup : l’imposture : Par un collectif d'universitaires pour Libération, le 25/05/2018.

Intervenants
  • président de l'Union nationale lycéenne (UNL), lycéen dans le Val-de-Marne
  • président de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)
  • Professeur de sociologie (sociologie du travail et sociologie économique) à l'Université de Paris Ouest, membre du Comité de suivi de la loi ORE
  • maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
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