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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a confirmé que le chantier naval allait être temporairement nationalisé et s’est montré confiant sur la pérennité de l'accord STX-Fincantieri. Jeudi 14 juin 2018,

L'Etat doit-il liquider ses bijoux de famille?

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À retrouver dans l'émission

Trois entreprises sont directement concernées par le volet privatisation de la loi Pacte : Aéroports de Paris (ADP), Française des jeux (FDJ), Engie. Toutes les privatisations se valent-elles ? Jusqu’où privatiser ? Quel rôle stratégique pour l’Etat vis-à-vis des entreprises ?

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a confirmé que le chantier naval allait être temporairement nationalisé et s’est montré confiant sur la pérennité de l'accord STX-Fincantieri. Jeudi 14 juin 2018,
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a confirmé que le chantier naval allait être temporairement nationalisé et s’est montré confiant sur la pérennité de l'accord STX-Fincantieri. Jeudi 14 juin 2018, Crédits : LOIC VENANCE - AFP

Plusieurs fois repoussée, la voilà enfin qui apparait.

La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) a été présentée cet après-midi en Conseil des ministres. Le texte propose notamment un nouveau cadre juridique pour permettre à l’État d’engager un plan de privatisations. Trois entreprises sont concernées : Aéroports de Paris, Engie et la Française des Jeux. Dès que la loi aura été adoptée (sans doute pas avant début 2019), l’État pourra vendre tout ou partie de ses participations.

A supposer qu’il les vende toutes, et que la valorisation de ces entreprises reste stable, l’opération pourrait rapporter jusqu’à 19 milliards d’euros. De quoi participer au désendettement de l’Etat. Mais aussi, de quoi financer le programme d’investissement voulu par le gouvernement. C’est en tout cas la double affectation défendue par le ministre de l’Économie et des Finances.

Mais pour Bruno Le Maire, privatiser est aussi une question de principe. Il l’a dit la semaine dernière dans une interview au journal Les Echos. L’État "n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont les compétences et les savoir-faire pour le faire mieux que lui". Mais est-ce toujours le cas ? Le secteur privé fait-il vraiment toujours mieux ? Certaines entreprises ont-elles vocation à rester avec des capitaux publics ?

"L’Etat doit-il liquider ses bijoux de famille ?"

Articles

Rapport public

"L’Etat actionnaire : apports et limites de l’Agence des participations de l’Etat" Rapport public de la Cour des comptes, janvier 2017

Intervenants
  • Economiste, directeur de recherche au CNRS
  • Maître de conférences en économie à l'Université de Picardie, membre des Économistes atterrés
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
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