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Des hommes du MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) à Gao, Mali, le 16 juillet 2012

Y a-t-il un projet djihadiste en Afrique de l'Ouest ?

39 min
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Depuis le 1er mai, deux touristes français sont portés disparus au Bénin. La situation géographique du pays, frontalier avec le Burkina Faso, laisse craindre une attaque terroriste. L’évènement pourrait-il révéler une stratégie plus globale d’expansion du terrorisme islamiste en Afrique de l’Ouest ?

Des hommes du MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) à Gao, Mali, le 16 juillet 2012
Des hommes du MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) à Gao, Mali, le 16 juillet 2012 Crédits : ISSOUF SANOGO - AFP

Toujours aucune nouvelle des deux touristes français portés disparus dans le nord du Bénin depuis le 1er mai dernier. Ils visitaient le parc animalier de la Pendjari en compagnie de leur guide qui, lui, a été tué. L’hypothèse d’un enlèvement est considérée comme la plus probable.

Le Bénin était pourtant considéré jusqu’à présent comme un pays sûr, presque une exception dans cette région de l’Afrique de l’ouest. Mais sa frontière commune avec le Burkina Faso (frontière qui traverse le parc de la Pendjari) renforce la piste du terrorisme islamiste. Car depuis trois ans, le territoire burkinabé est devenu l'une des bases du djihadisme en Afrique. Il n’est pas le seul. 

Le Mali, le Niger, le Nigéria (entre autres) sont confrontés aux actions violentes de ces groupes. Lesquels ont la capacité à se mouvoir, et à contaminer de nouveaux pays, selon un mouvement qui aujourd’hui va du nord vers le sud.

Pour autant, la multiplicité des zones de combat ne veut pas forcément dire qu’il y a une unicité des combattants, ni donc de projet global, comme a pu l’incarner l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Le contexte local est souvent déterminant, ce qui ne facilite pas la coopération entre les Etats pour lutter contre ce phénomène.

« Y a-t-il un projet jihadiste en Afrique de l’ouest ? »

Vidéos :

Vincent Hugeux :

C’est parce que la performance étatique administrative est nulle ou indigente qu’il y a cet espace d’enracinement [pour les djihadistes]. La réponse politique n’a de sens que si l’on montre qu’on est capable de faire mieux à l’échelon local.

Jean-Claude Félix-Tchicaya :

La contagion islamiste se joue aussi de la donnée géo-ethnique et politico-religieuse de la région.

Articles :

"Bénin : ce que révèle la disparition des deux touristes français", L'Express, le 06/05/2019

"Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire... les cellules terroristes cherchent à s’implanter dans l’Afrique de l’ouest côtière", L'Opinion, le 07/05/2019

Analyses :

"Sahel : entre Boko Haram et Al-Qaïda, les armées africaines et l'opération Barkhane", Le Point, le 21/04/2019

"Leur victoire est impossible, mais les djihadistes n'ont pas perdu !", Le Figaro, le 04/02/2019

Liens :

"Menace jihadiste. Les États du golfe de Guinée au pied du mur", Note d’actualité d'Antonin Tisseron, chercheur associé à l’Institut Thomas More, Mars 2019 / 55

"La résurgence de Boko Haram menace les États frontaliers du lac Tchad", Note de retour de mission de terrain, FIDH, Mars 2019/ N° 733f

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